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Dans la nature, pas besoin d’« être bien looké » – et c’est libérateur

Nyul Debóra5 min de lecture
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Dans la nature, pas besoin d’« être bien looké » – et c’est libérateur — Mode de vie
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On porte tous des masques au quotidien. Parfois au sens propre : un peu de fond de teint, un correcteur, une coiffure vite faite, parce qu’on ne peut pas sortir comme ça dans la rue. Parfois au sens figuré : on s’adapte au travail, au magasin, aux événements scolaires, ou on navigue entre les attentes invisibles des réseaux sociaux.

Mais dès que j’entre dans une forêt et que je laisse derrière moi les dernières toitures, quelque chose change en moi. Ici, pas besoin de poser. Pas besoin d’« être bien looké », et c’est une sensation incroyablement libératrice.

La randonnée, un grand ménage intérieur

Pour moi, marcher en pleine nature, c’est bien plus que bouger. Chaque randonnée nettoie aussi mon âme. En montant la montagne, j’ai l’impression de devenir un peu plus légère à chaque pas : soucis, stress, pression sociale s’éloignent peu à peu.

Mes cheveux s’emmêlent au vent, mon pantalon se salit sur le sentier, mon visage rougit sous l’effort – mais ce ne sont que des détails. Ce qui compte vraiment se passe à l’intérieur.

Je regarde aussi les autres randonneurs : jeunes, plus âgés, familles avec enfants, sportifs, débutants, solitaires. Ici, personne ne s’intéresse à la coiffure ou à la marque de la veste. Parce que d’autres critères comptent, et c’est tellement agréable !

Le nouveau sens du confort

Ce n’est pas une question d’abandonner complètement son apparence, ni d’être mal vu parce qu’on est « trop bien habillé » en nature. Le confort, c’est différent pour chacun. Certains aiment porter du maquillage même en randonnée, ça les aide à se sentir eux-mêmes. D’autres préfèrent des vêtements de randonnée assortis, colorés et bien coupés, pour se sentir plus sûrs d’eux. Et c’est parfait comme ça.

Ce qui compte, c’est le pourquoi, pas le comment. Si l’apparence aide quelqu’un à se sentir bien dans sa peau, alors tant mieux. La nature accueille tout le monde.

Portrait d’une jeune femme souriante, visage partiellement caché par ses cheveux au vent, debout en montagne – femme insouciante

Enfin, plus de regards étranges

Dans la forêt, personne ne demande pourquoi tu n’as pas mis de maquillage ou pourquoi ton pantalon est déchiré. Personne ne scrute si tu es à la mode ou tendance. La plupart des gens s’intéressent à ta présence – si tu souris en passant, si tu salues, si tu demandes où mène le chemin. Ce genre de choses manque souvent en ville, mais la nature le rend à nouveau possible.

C’est un environnement bien plus accueillant. Pas parfait, pas stérile, mais authentique. Ici, pas d’attentes, pas de code vestimentaire. S’il y a une règle non écrite, c’est peut-être celle-ci : sois toi-même, et laisse les autres faire de même.

La relation avec le corps se transforme aussi

Je crois que le temps passé en nature guérit aussi notre rapport au corps, pas seulement l’apparence. Pour beaucoup, la randonnée ne consiste pas à brûler des calories ou à mesurer son tour de taille. C’est surtout apprécier que notre corps nous emmène d’un point A à un point B.

Que je peux m’appuyer sur les racines, traverser un ruisseau, gérer la montée. C’est énorme, surtout après une longue période de près de deux ans où, pour des raisons de santé, même une simple promenade était un défi.

Je pense que la randonnée aide à redevenir fier de notre corps – pas pour son apparence, mais pour ce qu’il peut accomplir.

Une liberté toute particulière pour les femmes

Les femmes subissent souvent une pression énorme sur leur apparence – on entend partout qu’il faut être soignée sans être provocante, sportive mais féminine, naturelle mais avec un « no makeup makeup ». Cette dualité constante est épuisante. La nature, elle, est simple. Elle n’attend rien. Là-bas, il suffit d’être présente, et pour une femme, c’est une vraie libération.

La nature, un miroir

Souvent, j’ai l’impression que la nature agit comme un miroir : elle ne déforme pas, ne flatte pas, mais ne juge pas non plus. Elle montre simplement qui nous sommes quand on enlève les couches du quotidien. Dans ce miroir, il est plus facile de voir ce que la vie urbaine nous fait oublier : que nous sommes assez tels que nous sommes. Sales, en sueur, décoiffés – ou maquillés, en tenue de randonnée colorée.

Parce que l’essentiel n’est pas l’apparence, mais ce que nous vivons.

La nature nous rappelle l’essentiel

Le monde est plein de bruit, d’attentes, d’images de soi. La nature, elle, est calme, simple et vraie. C’est pour ça qu’elle guérit. Quand on part en balade, en randonnée, elle nous rappelle encore et encore que ce n’est ni le maquillage, ni les vêtements, ni la coiffure qui comptent. Mais bien si on se sent bien dans notre peau. Si oui, alors il n’y a vraiment pas besoin d’« être bien looké ». Juste d’être bien, et ça vaut bien plus que tous les standards de beauté.

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