Bien Logo

Les femmes hongroises souffrent le plus de la violence domestique : que faut-il changer ?

Barbara Dubois4 min de lecture
Partager:
Les femmes hongroises souffrent le plus de la violence domestique : que faut-il changer ? — Famille

Au-delà du fait que dans le monde, il n’est pas si évident que les femmes aient partout des droits égaux, je ne pense pas non plus que nous puissions rester les bras croisés en pensant avoir accompli notre devoir en matière d’égalité.

D’une part, il est sans doute facile de comprendre que si les femmes ont légalement la possibilité d’exercer leur libre arbitre, cela reste beaucoup plus difficile pour une femme moins éduquée, financièrement vulnérable ou appartenant à une minorité. D’autre part, croire que les droits égaux sur le papier suffisent à être considérées comme des partenaires égales dans les dialogues sociaux est un doux rêve, agréable mais déconnecté de la réalité.

La violence contre les femmes reste un problème brûlant, non seulement dans les pays en développement, mais aussi au sein de l’Union européenne. Et aujourd’hui, des preuves chiffrées montrent que la situation en Hongrie est aussi grave que beaucoup le soupçonnaient.

En Hongrie, les femmes subissent le plus souvent des violences psychologiques, physiques (y compris les menaces) et sexuelles de la part de leur partenaire intime – révèle une enquête récente menée entre 2020 et 2024 par Eurostat, l’Agence des droits fondamentaux de l’UE (FRA) et l’Institut européen pour l’égalité entre les femmes et les hommes (EIGE).

Je sais que beaucoup, en lisant ces lignes, réagiront instinctivement en disant « ce n’est pas vrai », « c’est de la propagande », « on compte tout comme violence aujourd’hui », ce qui illustre parfaitement pourquoi nous en sommes là.

Violence domestique chez les femmes hongroises

Que faire pour réduire la violence domestique ?

Pour réduire la violence domestique, il faut d’abord – même si je ne suis pas experte – reconnaître qu’il y a un problème. Et assumer notre part de responsabilité.

Il est vrai que ces femmes sont maltraitées par leur partenaire, mais il est impossible qu’un pays où la violence ou la maltraitance des femmes serait un tabou social mène ces statistiques tristes. Il faut accepter que, même si c’est l’agresseur qui lève la main, la société aussi frappe en fermant les yeux, en faisant semblant de ne rien voir, en cherchant des excuses. Qui se tait est complice.

Dans un pays où il y a quelques années encore, on disait au parlement que les femmes n’auraient le respect qu’après avoir eu des enfants, où la police fait comprendre aux victimes qu’elles sont responsables de ce qui leur arrive, et où celles qui osent parler sont interrogées sur leur tenue ou pourquoi elles n’en ont pas parlé plus tôt, il y a peu d’espoir de réduire la violence dans les relations.

La première étape du changement est de reconnaître qu’il est nécessaire. D’écouter les victimes, de rejeter d’emblée toute violence sociale, sans chercher à la justifier ou à la minimiser.

La seconde étape est de se confronter à soi-même en se demandant : pourquoi ai-je gardé le silence alors que j’aurais pu parler ? Qu’ai-je fait pour contribuer à maintenir une société où la violence est quotidienne ? Et une fois cette étape franchie, on pourra enfin se poser la question : que puis-je faire pour changer les choses ?

Si vous en avez besoin, voici des contacts où demander de l’aide :

Lectures associées

3 choses dans ma vie pour lesquelles je ne dois d'explications à personne — et toi non plus — Mode de vie

3 choses dans ma vie pour lesquelles je ne dois d'explications à personne — et toi non plus

Combien de fois avons-nous justifié nos choix pour les rendre acceptables aux yeux des autres ? Certaines décisions n'appartiennent qu'à nous. Point.

Barbara Dubois
J'ai appris à ne plus seulement donner dans une relation — mais aussi à oser recevoir — Mode de vie

J'ai appris à ne plus seulement donner dans une relation — mais aussi à oser recevoir

Donner sans jamais recevoir, c'est épuisant. Découvrez comment j'ai appris à accepter l'aide des autres et pourquoi c'est un acte d'amour, pas de faiblesse.

Barbara Dubois
Surmonter une infidélité peut prendre jusqu'à 2 ans — et après, le couple peut-il vraiment repartir de zéro ? — Mode de vie

Surmonter une infidélité peut prendre jusqu'à 2 ans — et après, le couple peut-il vraiment repartir de zéro ?

Guérir après une infidélité est long, douloureux et souvent imprévisible. Ce n'est pas la trahison elle-même qui brise la plupart des couples, mais ce qui vient après.

Barbara Dubois
Premier rendez-vous après un divorce : les signes que vous êtes vraiment prêt(e) — Mode de vie

Premier rendez-vous après un divorce : les signes que vous êtes vraiment prêt(e)

Après un divorce, l'idée de rencontrer quelqu'un peut être à la fois excitante et terrifiante. Voici comment savoir si vous êtes vraiment prêt(e) à franchir le pas.

Isabelle Martin
« C'est mon devoir de me soumettre à lui » — Ces femmes racontent la contrainte sexuelle dans le couple — Mode de vie

« C'est mon devoir de me soumettre à lui » — Ces femmes racontent la contrainte sexuelle dans le couple

Culpabilité, chantage émotionnel, manipulation… Dans le couple, la coercition sexuelle prend des visages insoupçonnés. Ces témoignages bouleversants en révèlent la réalité.

Angèle Laurent
Votre partenaire vous punit avec le silence après chaque dispute — voici comment briser ce mur — Mode de vie

Votre partenaire vous punit avec le silence après chaque dispute — voici comment briser ce mur

Le retrait émotionnel ronge silencieusement une relation. Découvrez pourquoi votre partenaire se mure dans le silence et comment retrouver une vraie communication.

Zélie O.