« Ça m’a fait du bien de ne pas la voir pendant un an » – c’est souvent ce qu’on entend quand un couple fait une pause dans son mariage. Mais est-ce vraiment un prélude à la séparation ou une opportunité de renouveau ?
Une belle fin
Ma femme et moi avons décidé de faire une pause, mais courte, le temps qu’elle parte en vacances avec ses amies et moi avec mes potes. La règle était de pouvoir flirter, mais sans se le dire. Je suis rentré du voyage le cœur lourd, ne sachant pas comment lui raconter les choses, mais heureusement, pas seulement moi, mais elle aussi a rencontré quelqu’un de sérieux. Le divorce s’est fait sans heurts et je peux fièrement dire que nous sommes toujours amis aujourd’hui.
La perspective
Après sept ans ensemble, mon mari et moi étions un peu fatigués de notre relation. Nous avions peu de relations intimes, chaque jour se ressemblait, on se disputait pour des détails et on ne profitait plus de la compagnie de l’autre. Je voulais voyager, lui a eu une opportunité de travail à l’étranger, alors nous avons décidé de faire une pause d’un an pour voir si nous pouvions nous retrouver.
Eh bien, nous nous sommes retrouvés, ou plutôt, nous ne nous sommes jamais vraiment lâchés car nous échangions presque tous les jours des messages et savions tout l’un de l’autre. Parfois, on s’envoyait des messages coquins et on riait en constatant que notre vie sexuelle s’était même améliorée malgré la distance. J’étais avec lui en pensée dans les défis et succès de son nouveau travail, et lui avec moi, au Cambodge et en Nouvelle-Zélande. Les derniers mois, nous avions hâte de nous revoir. Après un an, c’était comme au début : un amour total et un nuage rose. Ça dure depuis deux ans, et si la fatigue revient, on refera une pause. Peut-être est-ce le secret d’une relation durable ?
Merci, mais non
Mon ex-mari a proposé qu’on fasse une pause, mais sans le dire à personne. Bien sûr, il voulait juste draguer sans conséquences.
Trahi
Ma femme m’a demandé du temps pour « réfléchir seule et remettre de l’ordre dans ses sentiments ». Stupide que j’étais, je lui ai accordé sans un mot et je l’attendais les bras ouverts des mois plus tard. Puis j’ai découvert qu’elle avait un amant tout ce temps, mais n’osait pas quitter le mariage car elle n’était pas sûre de lui. Cette grande histoire d’amour a disparu en quatre mois et elle est revenue vers moi. Je ne comprends pas comment elle pensait que ça ne se saurait pas. Si elle m’avait parlé franchement, elle aurait eu la moitié des biens au divorce, mais après ce mensonge, j’ai engagé un avocat coriace et me suis battu pour qu’elle ait à peine quelque chose.

Au final…
C’est mon mari qui a eu l’idée de faire une pause. J’ai proposé plutôt qu’on s’assoit pour parler de nos problèmes, mais qui suis-je pour contredire sa sagesse ? Trois mois de pause, c’était son offre, et j’ai dû accepter car il a fait ses valises et est parti. J’ai essayé de lui écrire deux fois, sans réponse, car la pause était strictement « zéro contact ». Il est revenu pile à l’heure, m’a appelé pour dire qu’il avait rassemblé ses affaires et rentrait bientôt, ce à quoi je n’ai su que répondre. Après un trimestre sans contact, je ne pensais pas qu’il reviendrait, et la semaine avant la fin de la pause, j’ai rencontré un gars nommé Balázs. C’était notre troisième rendez-vous ce jour-là. Je ne cherchais pas à rencontrer quelqu’un, il est juste entré dans ma vie. Ça fait trois ans maintenant, je suis toujours avec Balázs, et mon ex-mari tourne en rond – comme Rachel et Ross dans Friends – en disant que je l’ai « trompé » pendant la pause.
À retenir
Nous nous sommes mariés dans la vingtaine, aujourd’hui nous avons 55 ans. Nous nous aimons et ne voulons pas que l’autre sorte de notre vie, mais nous reconnaissons tous les deux que vivre ensemble en permanence rend une relation heureuse presque impossible. Du moins, c’est notre avis, alors nous avons besoin de pauses. Trois mois, six mois, parfois une année entière sans se voir, mais nous nous retrouvons toujours. Ça marche pour nous, avec des pauses et quelques aventures furtives. Ça garde la relation légère et libre, pas étouffante ni contraignante.











