Samantha Rodman Whiten a grandi sans frères ni sœurs et, en tant que thérapeute, elle souhaite que chaque parent d’enfant unique garde ces 10 points en tête.
Un compagnon de jeu
Peu importe votre énergie et votre jeunesse, vous n’êtes pas vraiment un partenaire de jeu. C’est super de passer du temps avec votre enfant, mais s’il ne joue qu’avec vous, il aura plus de mal à se connecter et à jouer avec ses pairs plus tard. Vous êtes un adulte, et « un enfant a besoin d’un enfant pour être ami », alors organisez-lui régulièrement des rencontres avec des cousins ou d’autres enfants. Idéalement, qu’il se lie d’amitié avec un autre enfant unique de sa crèche ou de sa classe, car les parents de l’autre enfant seront aussi motivés à organiser ces rencontres.
La victoire
Que ce soit un jeu physique, intellectuel ou un jeu de société, ne le laissez pas toujours gagner. S’il s’habitue à toujours triompher, il aura du mal à gérer l’échec face aux autres enfants plus tard.
L’ami
Ne traitez pas votre enfant comme un ami. Les enfants uniques bénéficient de toute l’attention de leurs parents et parlent souvent très bien tôt, mais ne vous y trompez pas, c’est encore un petit enfant. Ne partagez pas avec lui des sujets d’adultes comme vos soucis, votre vie amoureuse, des conflits familiaux ou des questions d’argent.
Le petit préféré
Chaque enfant a besoin d’un animal de compagnie, et c’est encore plus vrai pour les enfants uniques. Leur enfance est plus heureuse avec un chien ou un chat à la maison, qui peut devenir leur meilleur ami, un substitut de frère ou sœur. (Un poisson rouge ne compte pas comme compagnon.)
Sorties en groupe
Ne l’emmenez pas seul à une sortie où vous ne participez pas. Si vous ne montez pas avec lui dans les manèges, assurez-vous qu’un autre enfant soit présent pour qu’il ne soit pas seul. Et même si vous y allez, vous ne crierez pas avec autant de joie qu’un autre enfant, avec qui l’expérience sera bien plus fun.

L’écran
Laissez-le regarder la télé, car c’est important pour lui de comprendre les sujets dont parlent ses camarades. Sans frère ni sœur, il n’a pas d’autre source pour savoir ce qui est « cool », et le priver de tout ce qui intéresse ses pairs l’isole. Il est aussi important de lui laisser des moments pour « ne rien faire », car les parents d’enfants uniques ont tendance à les surstimuler, pensant qu’ils doivent toujours les divertir.
Une vie à part
Un enfant unique est facile à « porter », mais ne l’emmenez pas partout avec vous. Vous aussi, vous avez besoin d’une vie à part. Les parents de plusieurs enfants aiment faire une pause du brouhaha constant, tandis que les parents d’enfant unique ont tendance à traîner leur petit partout, ce qui l’ennuie souvent. C’est important même si votre enfant est très attaché à vous, il doit apprendre que ses parents ont aussi une vie séparée avec d’autres adultes.
La pression
Ne le surchargez pas inutilement. Être enfant unique est déjà une grande responsabilité, car il doit répondre à toutes les attentes de ses parents. Il y a un dicton : « au fond, aucun parent d’enfant unique n’est satisfait si son enfant est moyen. » Papa et maman investissent tout dans leur enfant et attendent beaucoup en retour, ce qui n’est pas facile pour lui. Ne lui dites pas non plus des phrases comme « tu es tout pour moi, que ferais-je sans toi ? » car cela ajoute de la pression. Dès son plus jeune âge, il sait qu’il est la star de la vie de ses parents, ne le chargez pas avec des « que deviendrais-je si… ».
Faites-lui prendre conscience
Faites comprendre à votre enfant que vous l’aimez pour ce qu’il est, pas seulement parce qu’il est votre enfant. Les frères et sœurs savent pourquoi leurs parents les aiment : le grand frère est intelligent, la grande sœur responsable, le petit frère drôle, la petite sœur gentille. (Un enfant unique doit souvent cumuler toutes ces qualités.) Pour lui, c’est « normal » que papa et maman l’aiment – ils doivent l’aimer – mais il a aussi des qualités uniques qu’il est bon de souligner de temps en temps.
Travaillez sur vous-même
Si votre mariage est difficile et que vous vous disputez souvent, cela affecte plus un enfant unique, car il n’a pas de frère ou sœur pour partager la tension à la maison et vit seul ce traumatisme. Cela le poursuivra à l’âge adulte, car il devra gérer seul son passé difficile.

Une de mes patientes racontait que le pire, c’était que sa mère célibataire montrait toujours une image joyeuse et gentille en public, alors elle était la seule à voir (et subir) son côté sombre. Quand elle a enfin parlé à quelqu’un, sa famille ne l’a pas crue.
Travaillez aussi sur vos propres insécurités, ne les projetez pas sur votre enfant. Les enfants uniques ne vivent pas de conflits fraternels, ils sont donc naturellement plus réservés et prudents. Ne leur ajoutez pas vos propres angoisses. Soyez confiant, car lui, sans frères ni sœurs, doit affronter seul toutes les situations sociales, et s’il sent votre doute, il en sera affecté.











