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3 sujets où, selon moi, l’enseignant n’a pas son mot à dire

Barbara Dubois4 min de lecture
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3 sujets où, selon moi, l’enseignant n’a pas son mot à dire — Famille
Dans cet article

Je respecte profondément le travail des enseignants. Je suis convaincue que c’est l’un des métiers les plus difficiles et pourtant les plus beaux : ils transmettent des connaissances tout en éduquant, montrant l’exemple et créant un environnement sécurisant. Je crois que c’est en collaborant avec les parents qu’ils peuvent vraiment révéler le potentiel de l’enfant, et que l’éducation ne se résume pas à ce qu’on dit, mais aussi à ce qu’on fait et comment on le fait.

Mais il y a une limite. Certaines choses méritent une intervention de l’enseignant, d’autres non. Autant le rôle éducatif de l’enseignant est important, autant il faut respecter la compétence parentale. Et même si certaines zones restent floues, je classe clairement trois sujets ici :

Ongles, cheveux, tenue vestimentaire

Personnellement, je ne suis pas fan des codes vestimentaires scolaires. Mais je comprends aussi que quand j’inscris mon enfant dans une école, j’accepte aussi le règlement intérieur. S’il est précisé qu’on ne peut pas porter de short, de cheveux teints ou de piercing, je sais que j’ai accepté ces règles.

En revanche, si rien n’est spécifié, je ne pense pas que ce soit au professeur de juger parce qu’il n’aime pas le logo sur le t-shirt de l’enfant, ou qu’il trouve la jupe trop courte, les ongles trop colorés. Ces détails n’affectent pas les capacités d’apprentissage de l’enfant ni ce qu’il peut assimiler en classe. En tant que parent, c’est à moi de décider ce que je permets et où je pose mes limites sur l’apparence.

Si l’enseignant a lui-même des enfants, il décide pour eux, mais pour mon enfant, la décision finale m’appartient.

Que mettre dans la boîte à goûter

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Plusieurs parents d’enfants en bas âge me racontent, surtout en primaire, que les enseignants envoient régulièrement des messages dans le groupe des parents : « privilégiez un goûter plus sain », « évitez les sucreries », « l’enfant devrait manger plus de légumes ». Je suis totalement d’accord pour dire que manger sainement est important. Mais nourrir son enfant, c’est avant tout une responsabilité parentale, pas celle des enseignants.

Chaque famille a ses possibilités et ses habitudes. Certains enfants sont difficiles et ne mangent que certains aliments, d’autres familles doivent composer avec le temps ou le budget. Le parent connaît le mieux les besoins de son enfant et sait pourquoi il a choisi ce qu’il a mis dans la boîte.

Je trouve clairement excessif qu’un enseignant regarde dans la boîte à goûter d’un enfant pour ensuite faire un commentaire. Selon moi, cela peut facilement blesser l’enfant et ne l’aide pas à avoir une relation saine avec la nourriture. Souvent, c’est plus humiliant que constructif.

Remettre en question les valeurs parentales

C’est sans doute le point le plus important. L’enseignant peut avoir son opinion, mais il n’a pas le droit de remettre en cause les valeurs selon lesquelles j’élève mon enfant. Par exemple, si je décide que notre famille ne fréquente pas l’église, ou au contraire que la pratique religieuse est importante pour nous, c’est notre choix. Si je limite ou au contraire laisse libre accès aux outils numériques, c’est aussi ma responsabilité.

Le rôle de l’enseignant est de transmettre, en plus du programme, des normes sociales fondamentales : respect, empathie, responsabilité, coopération. Mais au-delà de cela, ce qu’est une « bonne vie » et les valeurs que nous suivons, cela appartient à la famille. Je ne souhaite pas qu’un enseignant me critique ouvertement parce que j’ai une vision différente de l’éducation de mon enfant.

Le travail des enseignants est indispensable, et je crois sincèrement que la majorité agit avec la meilleure intention envers les enfants. Mais je pense aussi que la collaboration ne fonctionne bien que si chaque partie respecte la compétence de l’autre. Comme je ne m’immisce pas dans la manière dont l’enseignant organise ses cours, j’attends qu’il ne s’immisce pas dans la coiffure, les habitudes ou les valeurs familiales dans lesquelles grandit mon enfant.

Car au final : l’école est un lieu important dans sa vie, mais c’est à la maison que tout commence.

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