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Ce n’est pas la surface qui rend ma maison accueillante

Déborah Lefèvre4 min de lecture
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Ce n’est pas la surface qui rend ma maison accueillante — Mode de vie
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Ce n’est pas la surface qui rend ma maison accueillante – des choses qui ont compté bien plus pour me sentir bien là où je vis

Il y a quelques années, quand mon compagnon et moi avons décidé d’acheter notre propre appartement, nous ne savions pas exactement ce que nous cherchions – mais nous savions ce que nous ne voulions pas. Pas trop grand, pour ne pas avoir à l’entretenir ou à le remplir difficilement. Pourtant, il était dur de se détacher de l’idée que ce que j’avais connu enfant – jardin, plusieurs pièces, rangements, grenier – était le « vrai chez-soi ».

Quand nous parlions de notre recherche autour de nous, beaucoup haussaient les sourcils : « Ce ne sera pas trop petit ? » « Comment allez-vous vous sentir bien dans un appartement ? » Certains disaient même que l’appartement, c’est une prison. Souvent, cette vision venait de personnes pour qui la maison familiale est un symbole de statut, alors que nous, nous cherchions autre chose.

Le moment où nous avons su : « C’est ça. »

Nous avons visité beaucoup d’appartements. À un moment, on ne comptait même plus. Neufs, anciens, chers, étonnamment bon marché... Puis, un jour, nous sommes entrés dans un appartement pas très grand, mais lumineux et chaleureux – et quelque chose a bougé en nous.

Il n’avait rien de spécial, et pourtant. C’était agréable d’y être. On s’est imaginé prendre le café le matin, décorer pour Noël, vivre là. Ce n’était pas parfait, mais c’était le premier appartement réaliste où nous pouvions vraiment nous projeter.

Nous n’avons pas acheté des mètres carrés, mais une opportunité

Notre appartement a deux pièces, un petit balcon, et fait moins de 60 mètres carrés. Sur le papier, il est peut-être ordinaire, mais pour nous, il est bien plus. Parce que c’est là que quelque chose a commencé, quelque chose qu’on ne peut pas dessiner sur un plan : la création d’un foyer.

Nous l’avons rénové. Pas pour quelqu’un d’autre, pour nous. Pas pour augmenter sa valeur, mais pour nous sentir mieux chez nous.

J’ai choisi le carrelage de la cuisine – pas celui que beaucoup recommandaient, mais celui qui me plaisait. Nous avons installé une baignoire vraiment confortable dans la salle de bain. Les meubles ont été choisis pour être confortables, chaleureux, tout en reflétant notre personnalité. C’est là que j’ai compris : un foyer devient foyer quand on le façonne selon nos goûts.

Au-delà des objets : émotions, souvenirs, ambiances

Beaucoup pensent que le confort vient du mobilier. Bien sûr, c’est important que ce soit joli, confortable, pratique. Mais j’ai vite réalisé que ce qui compte vraiment est bien moins tangible.

Le confort, c’est la sérénité que je ressens en franchissant la porte. La sécurité quand je prépare mon café du matin dans ma tasse. Les odeurs liées à un dîner partagé. Ce petit coin sur le balcon où je fais pousser des fleurs.

Une grande maison n’est pas synonyme de bonheur

Parfois, je vois de grandes maisons, de magnifiques villas, des salons parfaits, et pourtant je les trouve vides. Une maison peut être moderne, spacieuse et équipée, mais sans amour, rires et présence, ce n’est qu’un joli décor.

On peut être seul dans une grande maison et heureux dans deux pièces. Ce n’est pas un cliché, c’est une expérience. Un foyer, c’est là où on se sent bien. Où on peut être soi-même. Où les murs ne nous enferment pas, mais nous soutiennent.

Au-delà des murs – voici notre foyer

Notre chez-nous n’est pas grand, mais chaque centimètre carré est à nous. Il n’est pas parfait, il y a toujours à améliorer, à embellir – mais nous y vivons pleinement. Nous ne faisons pas que loger, nous sommes vraiment présents.

Je crois que maintenant je sais exactement : ce ne sont pas les mètres carrés qui rendent une maison accueillante, mais ce que nous y mettons. Notre temps, notre énergie, nos choix, les moments partagés.

Même si le monde extérieur demande encore parfois « vous ne voulez pas plus grand ? », nous savons déjà que plus grand n’est pas forcément mieux. Mais ce qui est vraiment à nous.

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