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Cet automne, je ne cherche pas la perfection. Être bien me suffit.

Déborah Lefèvre4 min de lecture
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Cet automne, je ne cherche pas la perfection. Être bien me suffit. — Mode de vie
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Pour moi, l’automne est comme une nouvelle année. Après la dispersion de l’été, un rythme et une structure reviennent, et j’ai cette sensation : c’est le moment de réinventer, d’adopter de nouvelles habitudes, de définir ce que je souhaite pour le reste de l’année.

L’air frais de l’automne m’inspire, la fraîcheur du matin me rappelle que quelque chose commence. Mais cet automne est différent. Je ne veux pas en faire plus, ni mieux. Je veux juste bien faire.

Ce ne sera pas un automne de réinvention totale, mais un temps de calme, de retour à moi-même. Une période où je m’autorise à ne pas tout rendre parfait, joli ou précis — juste authentique. Parce que parfois, le plus grand changement, c’est de ne pas viser le maximum, mais de se sentir bien dans sa peau.

La saison où l’on veut trop de soi-même

En automne, notre envie de tout remettre en ordre s’intensifie. On réorganise la maison, on lance une nouvelle routine, on cuisine des saveurs de saison, on retrouve des amis qu’on n’a pas vus depuis longtemps, on sort, on se connecte, on est présent — tout en décorant, en cuisinant, en progressant. L’automne murmure presque : « il faut être vraiment organisé maintenant. »

Mais à qui essayons-nous vraiment de plaire ? Qui a dit qu’on devait avoir envie de tout ? Que ralentir ne vaut que si des bougies brûlent et un gâteau cuit au four ? Que se reposer est valable seulement si ça fait joli sur Instagram ? Peut-être que cet automne, nous avons besoin d’une autre forme de plénitude.

Pas toujours un nouvel objectif. Juste une nouvelle attitude.

Je ne suis plus la même qu’au printemps ou en été. J’ai changé. Je suis fatiguée de certaines choses, plus compréhensive envers d’autres.

Et peut-être que je ne fixerai que quelques nouveaux objectifs, mais surtout, je chercherai à être présente autrement au quotidien. Moins tendue, moins guidée par les attentes, plus sereine.

Ce que j’aime dans l’automne, c’est qu’il ne crie pas. Il ne hurle pas. Il ne cherche pas à prouver quoi que ce soit. Il change doucement, et pourtant tout se transforme. C’est ce que je veux aussi : un changement intérieur, pas spectaculaire. Pas seulement des résultats visibles, mais un équilibre intérieur.

La nature ralentit — pourquoi pas nous ?

Les arbres perdent lentement leurs feuilles. Pas parce qu’ils n’ont rien à faire, mais parce que le temps du retrait est venu. C’est le cycle naturel. Et pourtant, quand arrive l’automne, nous avons tendance à accélérer. Travailler, organiser, performer. Comme si, adultes, nous entamions une nouvelle rentrée scolaire où il faut prouver qu’on prend la vie au sérieux.

Mais peut-être que la démarche la plus mature serait de dire : je ne veux pas accélérer maintenant. Je ralentis. J’écoute ce dont j’ai besoin. Je ne vise pas la perfection, mais le moment présent.

Pas besoin d’un temps parfait

Combien de sorties du week-end ont été gâchées par la pluie ? Combien de plans bien organisés ont été contrariés par une fatigue soudaine, une maladie ou simplement un manque d’envie ? Et combien de fois avons-nous ressenti ces moments comme des échecs ?

Peut-être est-il temps de reconnaître que la spontanéité a aussi sa place dans le programme automnal. Ce n’est pas grave s’il pleut. Ce n’est pas grave de ne pas avoir envie de sortir. Ce n’est pas grave de commander une pizza au lieu d’une purée de potiron. Ce n’est pas grave si la maison n’a ni bougies ni marrons sur la terrasse, et ce n’est pas grave non plus si elle en a.

L’automne se vit, il ne se réalise pas

Et si le début de cette nouvelle saison ne consistait pas à remplir un agenda, mais à mieux s’écouter ? Si on voyait l’automne comme une invitation à renouer avec nos besoins profonds ?

Pas besoin de se retirer du monde — mais il serait bon de se retrouver soi-même. De se demander :

  • De quoi ai-je vraiment besoin maintenant ?
  • Où suis-je fatigué(e) ?
  • Qu’est-ce qui me ressource ?
  • Avec quoi veux-je remplir les semaines à venir ?

La liberté est dans l’imperfection

Je crois que lorsque l’on lâche le désir de perfection, on se libère. Tout n’a pas besoin d’être parfait. Tous les plats ne doivent pas être réussis, tous les jours productifs. Il peut y avoir des soirées désordonnées, des matins en retard, des après-midis câlins, des choses laissées de côté — et pourtant, on peut aller bien. Mieux encore : parfois, c’est précisément là que nous sommes le plus nous-mêmes.

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