L’haleine de mon oncle, la montagne de vaisselle à faire et les déceptions cadeaux : qu’est-ce que tu détestes le plus à Noël ? Ce n’est pas la saison préférée de tout le monde, loin de là.
Le boulot
Pour moi, Noël rime surtout avec travail. Le 23, je bosse encore, puis je fonce chez moi pour emballer les cadeaux jusqu’à minuit. Le lendemain à l’aube, on prend la route pour trois heures jusqu’à la famille à la campagne, où dès mon arrivée, je file aider en cuisine.
Ensuite, c’est le dîner, la distribution des cadeaux, puis le plonge. Mon grand-père, mon père, mes deux frères et mon beau-frère restent dans le salon à discuter dès que j’arrive et après le repas, tandis que ma grand-mère, ma mère, mes deux belles-sœurs, ma sœur et moi sommes en pleine effervescence en cuisine, c’est-à-dire qu’on bosse dur. Et le lendemain, mon mari ne comprend pas pourquoi je veux l’étrangler quand il s’étonne que je sois fatiguée alors que, selon lui, la « pause de Noël » dure depuis des jours.
Seule
Mes parents étaient enfants uniques, et moi aussi. Ça veut dire que je n’ai ni tante, ni oncle, ni cousin. À l’âge adulte, je n’ai pas de beau-frère, belle-sœur, ni nièce ou neveu. Après la mort de mes grands-parents, on passait toujours les fêtes en petit comité avec mes parents âgés, qui ne sont plus là non plus. Je suis célibataire depuis trois ans, et depuis, je passe Noël seule sans jamais me sentir aussi isolée que le soir de Noël.

Non.
Les chansons de Noël qu’on a entendues mille fois. Dès que j’entends les cris de Mariah Carey ou « last christmas, I gave you my heart », j’ai envie de pleurer.
Un poids
Comme si ce n’était pas assez que tout le monde soit nerveux dès novembre, il faut faire les courses dans cette folie, acheter les cadeaux, puis, épuisée émotionnellement et physiquement, faire bonne figure avec les proches désagréables.
Ça n’aurait vraiment pas dû être comme ça…
J’aime offrir des cadeaux et je le prends très au sérieux. Toute l’année, je tends l’oreille pour savoir ce que chacun désire, et je leur offre ça. Si je doute, je demande à leurs amis ce qu’il faut prendre. Je ne compte pas l’argent, j’emballe joliment, et je fais tout pour que chacun soit sincèrement heureux de mon cadeau, c’est important pour moi.
En revanche, ma famille – pour dire les choses gentiment – ne met pas beaucoup de temps ni d’énergie dans mes cadeaux, car je reçois la même chose chaque année. De ma mère, un pyjama, de mon parrain un kilo d’oranges ou de pommes (!), de mon frère une tablette de chocolat, et de ma sœur, rien du tout. (Mais on attend de moi que je dépense une fortune pour leurs quatre enfants…) Je garde espoir et je suis toujours déçue.
Après-saison
Que ce soit à moi de défaire le sapin ! C’est la chose la plus détestable au monde.

Un cliché
Les comédies romantiques de Noël à la Hallmark, toujours avec la même histoire : une écrivaine, journaliste ou chef d’entreprise à succès revient dans sa petite ville, redécouvre la beauté de la vie simple à la campagne, tombe amoureuse du beau palefrenier/menuisier/bûcheron, et ils vécurent heureux pour toujours. Pour qui sont ces films, et comment ont-ils autant de succès ?
Joie prématurée
Dès la fin de l’été, on saute l’automne et Halloween pour passer directement à l’ambiance de Noël. Que novembre et décembre soient dédiés à Noël, mais s’il vous plaît, pas toute la deuxième moitié de l’année…
Nihil
Il y a quelques années, ma famille a décidé de ne plus s’offrir de cadeaux, car tout est cher et c’est une corvée pour tout le monde. Puis ils ont décidé de ne plus avoir de sapin, car c’est aussi une galère à acheter, installer et démonter. Ils ont aussi convenu de ne pas faire de gros repas, car c’est un poids, et que chacun apporte juste un petit truc à grignoter.
Et de ne pas dormir chez mes grands-parents, car ça demande préparation, ménage, changer les draps, et c’est compliqué. Du coup, on passe juste les voir l’après-midi et on rentre le soir. C’est bien d’avoir pris ces décisions, mais alors, qu’est-ce qui fait que Noël reste une fête ? On dirait juste une visite express. Pas d’ambiance de Noël, donc tout ça n’a aucun sens.
L’odeur
Mon oncle a une haleine désagréable, au point qu’elle emplit la petite maison de mes parents, et je la sens dès que j’entre. À Noël, ce n’est pas l’odeur des biscuits, de la cannelle ou de l’anis qui m’accueille, mais ça. Beurk.











