Des possibilités infinies
Autrefois, ma grand-mère regardait autour d’elle dans son village — ou parfois dans les villages voisins — pour voir quels jeunes hommes de son âge étaient disponibles, et c’était tout. Ma mère a étudié en ville et a pu choisir parmi un plus grand nombre de prétendants. Moi, j’ai déménagé à la capitale où les choix étaient nombreux, car chaque semaine nous sortions ailleurs. Ma fille, elle, a presque des possibilités infinies. Elle a même eu un petit ami étranger, grâce à ses voyages fréquents, sans parler des rencontres en ligne qui offrent un éventail illimité.
En tant que psychologue, je vois que l’avenir verra surtout les couples qui se marient être ceux qui sont vraiment faits l’un pour l’autre, convaincus qu’ils ne trouveront jamais mieux.
Indépendamment
Au Texas, jusqu’en 1974, une femme ne pouvait ouvrir un compte bancaire que si son père ou son mari était présent pour signer. C’était il y a à peine 52 ans ! Heureusement, dans les pays développés, ce n’est plus nécessaire : toutes les femmes peuvent travailler, acheter un bien immobilier, posséder des terres ou une entreprise, donc elles n’ont plus besoin d’un mari pour vivre.
Pourquoi s’étonner que le nombre de mariages diminue quand ce n’est plus une condition pour la sécurité financière des femmes ?

Le choix
Ce n’est pas seulement une décision féminine : les hommes réfléchissent aussi davantage au mariage, surtout face aux possibilités infinies offertes par les applis de rencontres. Et c’est une bonne chose : moins de mariages signifie moins de divorces. Beaucoup ont grandi dans des mariages difficiles de leurs parents et choisissent de ne pas répéter ce schéma.
Pourquoi ?
De plus en plus de couples où la femme gagne autant, voire plus que l’homme, voient disparaître la principale raison qui poussait les femmes à se marier : assurer leur subsistance.
Je ne dis pas que toutes les femmes ne cherchent pas encore un mari pour être soutenues, mais cette motivation devient de moins en moins fréquente, car les femmes ont de moins en moins besoin des hommes.

Enfant hors mariage ?
Dans les années 80, un enfant né hors mariage était encore stigmatisé, et beaucoup de couples se mariaient uniquement parce qu’un bébé arrivait. Aujourd’hui, personne ne cligne des yeux si les parents ne sont pas mariés.
De plus, nous avons tendance à avoir des enfants de plus en plus tard. Nos grands-parents avaient leurs enfants à 18-20 ans, alors que nous les planifions souvent entre 35 et 40 ans. Cela allonge la période sans enfants, pendant laquelle on peut se concentrer sur sa carrière et soi-même.
Quand on a eu 10 à 15 ans pour grandir et s’affirmer en tant que personne, les contraintes du mariage deviennent plus difficiles à accepter, et le « papier » n’est plus vu comme indispensable. Par ailleurs, les relations sans enfants par choix — ou « childfree » — se multiplient, où le mariage n’a plus d’importance.
Modernisé
Le mariage est une institution dépassée, qui recule face à l’évolution du monde. Internet a ouvert les horizons, l’individu est au centre, et chacun cherche à s’épanouir.
En conséquence, nous acceptons moins les contraintes liées à ce « partenariat économique, patrimonial et de vie » que représente le mariage.











