J’ai longtemps cru que la confiance en soi était réservée à ceux qui savent toujours ce qu’ils font. Ceux qui entrent dans une pièce avec assurance, qui ne vacillent pas face aux doutes des autres, et qui restent maîtres d’eux-mêmes en toutes circonstances. Je les enviais, pensant que c’était quelque chose qui me manquait. Mais avec le temps, j’ai compris que la confiance n’est pas un socle immuable, c’est un édifice qu’on reconstruit chaque jour. Et ce n’est pas le succès qui la construit, mais la persévérance.
La vraie confiance ne naît pas du fait que tout réussit parfaitement, mais du fait que tu refuses d’abandonner quand rien ne marche. Quand tu essaies pour la quatrième fois la même chose et que ça ne fonctionne toujours pas. Quand on te rejette encore, mais que tu ne recules pas. Quand, en pleurs, en colère ou fatigué·e, tu retournes à ton travail parce que tu sais que si tu abandonnes maintenant, ce sera encore plus dur la prochaine fois.
J’ai moi aussi connu la perte de foi en moi-même. Quand un projet ne se passe pas comme je l’imaginais, ou quand quelqu’un d’autre fait mieux, plus vite, plus joliment. À ces moments-là, la pensée « peut-être que je ne suis pas assez bon·ne » revenait souvent. Mais aujourd’hui, je sais que c’est cette phrase qui freine le plus. Parce que la confiance ne grandit pas en prouvant sans cesse que tu es assez bon·ne, mais en osant faire des erreurs.
Les erreurs et les échecs ne sont pas la fin de l’histoire, mais des moments d’apprentissage. Chacun est une petite leçon sur comment rester debout quand tout s’effondre autour de toi. Et ces leçons posent les fondations de la confiance. Le succès rassure un instant, mais c’est la persévérance qui te rend plus fort·e.
Il est aussi intéressant de noter que la confiance n’est pas spectaculaire. Elle ne se montre pas en parlant fort ou en ayant toujours la réponse. Elle se manifeste quand tu ne fuis pas. Quand tu oses rester dans les moments difficiles, et rester fidèle à toi-même même quand tout le monde attend autre chose de toi. Parfois, la confiance, c’est juste ne pas s’enfuir quand ça fait mal. C’est croire en toi quand personne d’autre ne le fait.
La plupart d’entre nous pensent que la confiance viendra une fois qu’on aura accompli assez de choses. Quand on aura décroché ce poste, réussi cet examen, couru ce marathon, ou reçu des compliments. Mais en réalité, ce ne sont que des confirmations. La vraie confiance naît bien plus tôt. Au moment où tu échoues, et que tu essaies encore. Quand la voix qui dit « laisse tomber, ça ne marchera pas » est plus faible que celle qui murmure « si, essaie encore une fois ».
Le plus grand changement survient quand tu n’as plus peur de l’échec. Quand tu apprends que ce n’est pas une mesure de ta valeur. Que si quelque chose ne réussit pas, ce n’est pas que tu n’es pas assez bon·ne, c’est juste que tu es encore en train d’apprendre. Et cette prise de conscience est libératrice.
Si tu traverses une période où tout semble s’effondrer un peu, ne pense pas que tu manques de confiance. Peut-être qu’elle est en train de se construire en toi. Silencieusement, en arrière-plan, à chaque tentative, chaque jour où tu choisis de continuer. La confiance ne vient pas quand tout réussit, mais quand tu réalises que malgré les difficultés, tu peux croire en toi. Et la prochaine fois que tu vacilles, souviens-toi que ce qui compte, ce n’est pas combien de fois tu es tombé·e, mais combien de fois tu peux encore te relever. Parce que celui ou celle qui ne lâche pas finit par atteindre ce qu’il ou elle veut. Sans même s’en rendre compte, ce n’est plus l’objectif qui compte, mais ce qu’il ou elle a appris sur ses propres capacités en chemin.











