On pourrait penser qu’un couple divorce quand ils sont complètement séparés, mais dans ces histoires, la séparation n’était pas définitive.
Un regain soudain d’enthousiasme
Depuis des années, ma femme et moi vivions côte à côte comme colocataires. On ne se disputait même pas vraiment, on se tolérait. Avec calme, on a décidé qu’il valait mieux divorcer, et cette idée que quelque chose allait enfin changer nous a électrisés.
On a partagé nos biens communs, j’ai prévu de transformer la chambre d’amis en bureau, ma femme rêvait déjà de rénover la maison de vacances. Je lui ai raconté que j’allais enfin partir à Amsterdam avec mes potes, elle planifiait des stages de yoga et de zumba.
En partageant nos projets avec tant d’enthousiasme, on est retombés amoureux et on a réalisé qu’on pouvait réaliser tout ça ensemble. Ce serait idiot de divorcer.
Une pause
On a été idiots et on a divorcé, mais on a vite compris que ma femme et moi avions juste besoin d’une pause. Ensemble depuis nos 16 ans, 15 ans sans interruption, il nous fallait du temps séparés pour savoir qui on était sans l’autre.
On a vite réalisé qu’on était incomplets seuls, alors on s’est retrouvés.
Un nouveau départ
Avec mon mari, on n’a pas précipité le mariage : on était ensemble depuis 13 ans quand on s’est mariés. J’ai planifié pendant un an et demi un mariage de rêve à Bali – qui a vraiment été magique – puis est venue une période où on a tous les deux relâché la pression.
Le problème, ce n’était pas seulement qu’on s’était un peu enfermés dans notre routine, mais aussi que, parce qu’on avait le papier officiel, on ne faisait plus autant d’efforts l’un pour l’autre. On tenait pour acquis que l’autre serait toujours là, et cette indifférence a causé beaucoup de disputes.
Tellement que dans l’année qui a suivi le mariage, on a divorcé en bougonnant. On a tenu six mois séparés, puis elle m’a écrit une lettre pour dire qu’elle souffrait et ne pouvait pas vivre sans moi. Je l’ai appelée en pleurant pour lui dire que je ressentais la même chose. Depuis, on vit à nouveau ensemble et tout va bien, mais on ne prévoit pas de refaire un mariage pour l’instant.
Un coup de foudre
Notre amour était immense, on s’est mariés cinq mois après notre rencontre. Deux ans plus tard, on a divorcé, quand le voile rose a commencé à se dissiper et qu’on ne savait plus comment gérer le quotidien.
Quelques mois après, il a eu une nouvelle relation, moi je pansais encore mes blessures. Puis un soir, à deux heures du matin, il est arrivé chez moi. Il m’a expliqué que sa copine lui avait demandé pourquoi il ne lui répondait jamais quand elle lui disait qu’elle l’aimait, et il a réalisé que c’était parce qu’il m’aimait encore. C’était il y a huit ans, et depuis, on ne s’est plus quittés.
Le deuxième
On s’est rencontrés et mariés jeunes, et notre premier enfant est arrivé tôt, mais ça ne posait pas de problème. On était heureux, mon mari était un super papa. Les difficultés ont commencé un an plus tard, quand je suis tombée enceinte du deuxième enfant de façon inattendue.
On ne l’avait pas prévu, mais bien sûr on était heureux. Mon mari a dû faire beaucoup d’heures supplémentaires, et moi, j’ai passé des années en congé parental avec deux enfants, l’un petit, l’autre tout petit.
On était tous les deux constamment épuisés, et on en a fait payer l’autre. Après beaucoup de disputes, on a divorcé. Seule, j’ai vite compris que j’avais ma part de responsabilité : j’avais négligé notre vie sexuelle et la tendresse, alors qu’il méritait ça, car il travaillait vraiment dur pour nous.
On a passé un an séparés, puis ma belle-mère m’a demandé si on ne voulait pas enfin accepter qu’on forme une famille. Elle avait raison. On ne se lâchera plus jamais, et cette promesse est plus forte que celle qu’on s’est faite le jour du mariage.











