Depuis longtemps
Beaucoup d’hommes vivent déjà de façon minimaliste. Dans mon studio, il y a une seule armoire, pas très grande, qui contient tous mes vêtements et chaussures. Pas de lit sophistiqué, juste un matelas posé au sol. J’ai un bureau et une chaise, mais seulement parce que l’entreprise les a livrés quand tout le monde travaillait à domicile pendant le Covid. (Avant, je me débrouillais très bien avec mon ordinateur sur les genoux, au lit.) Ah, et j’ai un pouf que m’a donné un pote qui en avait marre de ne pas avoir où s’asseoir quand il venait. Voilà comment je vis, et une fois j’ai ramené une fille qui trouvait ça super cool que je sois minimaliste. J’ai juste ri, parce que jusqu’à présent, toutes les filles me disaient que j’étais négligé.
Lâcher prise
Après une rupture, j’ai commencé à me débarrasser des objets. J’avais un fauteuil que j’avais acheté à la demande de mon ex, mais il n’a jamais été confortable, alors je l’ai donné et je me suis senti mieux. J’ai fait pareil avec les rideaux tape-à-l’œil et le tapis à motifs, sans rien remplacer à leur place. Plus je jetais de choses, plus je me sentais léger, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien dans l’appartement qui me rappelle cette personne.
Mon appartement et mon esprit
En me débarrassant du bazar chez moi, j’ai senti que mon esprit s’apaisait aussi. Mon chez-moi est maintenant à moitié vide, ce qui me donne l’impression d’avoir encore de la place pour grandir et évoluer. Je réalise enfin à quel point mes affaires m’étouffaient. Le minimalisme a fait des merveilles pour ma santé mentale.

Retour au positif
Sans m’en rendre compte, j’étais minimaliste, puis ma copine est venue vivre avec moi et a commencé à transformer l’appartement selon ses goûts. Au début, j’étais content, je voulais qu’elle se sente chez elle, mais au final, ma brosse à dents et ma mousse à raser ne tenaient plus autour du lavabo à cause de ses produits. Elle a acheté plein de meubles inutiles : un banc au pied du lit où on ne s’est jamais assis, trois petites tables autour du canapé où elle posait juste ses bougies parfumées, une étagère pleine de bibelots qui ne faisaient que prendre la poussière. Je me suis senti expulsé de mon propre espace. Quand elle est partie en emportant tout ce bazar, j’ai eu l’impression de respirer à nouveau chez moi. J’ai juré de rester minimaliste pour toujours.
Dans tous les domaines
J’ai adopté le minimalisme dans plusieurs aspects de ma vie. J’en avais assez de la course effrénée, alors j’ai pris un travail de six heures où je gagne moitié moins, donc je dépense moitié moins. J’ai réalisé combien d’argent j’avais gaspillé en choses inutiles. Aujourd’hui, j’ai moitié moins de possessions et d’argent, mais aussi moitié moins de stress, et le double de temps pour moi.
Les valeurs
Depuis que je vis avec moins, j’apprécie tout bien plus.

Un style de vie
Le minimalisme, c’est un mode de vie. Mes amis disent que je suis devenu radin, mais ce n’est pas vrai. Je ne vois simplement plus l’intérêt de payer une fortune dans un bar bruyant quand on peut acheter une bouteille en magasin pour une fraction du prix et la boire dehors. Ou, quand il fait mauvais, ils viennent chez moi, où il y a de la place (car je suis minimaliste, mais j’ai des coussins), une lumière agréable et la musique qu’on choisit ensemble.
La garde-robe
Le plus grand changement, c’est dans ma façon de m’habiller. J’ai jeté une trentaine de t-shirts, dix paires de chaussures usées et la moitié de ma garde-robe. Personne n’a besoin de huit manteaux d’hiver et dix paires de lunettes de soleil. Maintenant, j’ai une garde-robe capsule, je ne me prends plus la tête pour choisir mes vêtements, j’en ai peu et pourtant j’ai toujours du style.
Avec légèreté
Après mon divorce, je n’ai presque rien emporté de notre vie commune, alors je me suis senti comme si je volais sans poids. Je ne voulais pas me souvenir du passé, c’était comme si je laissais tout derrière moi : les objets et les mauvais souvenirs.
La perspective
Moins j’ai d’affaires, plus je réalise à quel point j’ai peu besoin. Il y a un dicton qui dit « le bonheur ne demande pas grand-chose », et c’est vrai. Aujourd’hui, je ne collectionne plus les objets ni ne gaspille mon argent en bêtises, je vis minimaliste et je regarde mon compte en banque grossir doucement : le minimalisme m’a donné la liberté.











