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Mon dilemme du moment : m'inscrire à un nouveau cours ou mieux vaut-il que je lise quelques livres ?

Élise Durand4 min de lecture
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Mon dilemme du moment : m'inscrire à un nouveau cours ou mieux vaut-il que je lise quelques livres ? — Mode de vie
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Ces dernières années, les cours en ligne ont connu un véritable essor. Pendant la pandémie, presque tout le monde a expérimenté ce que c’est que de « suivre l’école » depuis son salon, et beaucoup ont vraiment apprécié.

Pour ma part, j’ai adoré ne pas avoir à prendre la voiture, chercher une place ou courir partout comme d’habitude. Je m’asseyais simplement devant mon ordinateur avec une tasse de thé, et la séance pouvait commencer. Quand ma fille était encore petite, c’était quasiment la seule solution pour suivre des formations, et j’en étais vraiment reconnaissante.

Le meilleur, c’était de pouvoir revoir les contenus à tout moment. C’était une vraie chance de ne rien manquer en cas d’imprévu. Je réécoutais les enregistrements, que ce soit en poussant la poussette ou en cuisinant, ce qui a permis à l’apprentissage de s’intégrer naturellement dans ma vie, sans devoir lui consacrer un temps spécifique à chaque fois. En plus, le format en ligne ouvre la porte à des formateurs auxquels je n’aurais sans doute jamais eu accès en présentiel.

Quand l’enthousiasme laisse place au doute

Parfois, je me surprends à hésiter encore devant le bouton « S’inscrire ». Puis une petite voix intérieure me demande : « Est-ce vraiment nécessaire maintenant ? »

En ce moment, j’ai trouvé un nouveau cours très prometteur, mais je me demande honnêtement si je dois me lancer. Le sujet est passionnant, parfaitement adapté à mes besoins, mais c’est une formation presque inédite, avec peu de retours fiables. À part la promo officielle, on trouve quelques commentaires anonymes (visiblement malveillants) qui ne sont pas très utiles. Les organisateurs proposent même un paiement en plusieurs fois, et si je change d’avis après la première séance, je récupère la somme versée. Tout semble rationnel pour que je m’inscrive. Et pourtant… une question me trotte dans la tête :

Livre et thé au matin : un livre jaune et une tasse de thé posés près du lit

Est-ce que ça vaut le coup ?

Ai-je vraiment besoin de ce cours ? Ou pourrais-je acquérir les mêmes connaissances avec quelques livres bien choisis ? Suis-je prête à m’asseoir, comme à l’université, pour étudier seule, prendre des notes et apprendre ?

D’un autre côté, un cours peut coûter plusieurs centaines d’euros aujourd’hui, alors qu’on peut apprendre beaucoup pour une fraction de ce prix avec des livres — mais ceux-ci ne délivrent ni certificat ni diplôme. Et voilà mon vrai dilemme : j’ai du mal à mesurer si ce sont les cours que j’ai suivis ou les livres que j’ai lus avant ou après qui m’ont le plus aidée. Je ne sais plus vraiment ce que j’ai tiré de chacun. Tous m’ont apporté quelque chose, c’est certain, mais est-ce que chaque nouveau cours est indispensable pour progresser ?

Je sais bien que lire un livre n’est pas la même chose que d’écouter un expert. Les livres sont silencieux. Ils ne posent pas de questions, ne sourient pas à l’écran, et ne vous envoient pas d’e-mails motivants si vous décrochez. Un bon formateur guide, partage son expérience, répond aux questions, et souvent, il apporte des prises de conscience qu’un livre ne pourrait jamais provoquer. L’interaction, le feedback personnel et l’ambiance inspirante ont une valeur immense. Mais la réalité est là : un cours demande de l’argent, du temps, de l’énergie, et un engagement sur plusieurs mois ou années — tout cela en jonglant avec la famille et le travail.

Peut-être que ce n’est pas la forme du savoir, mais l’objectif qui compte

Je ressens de plus en plus que la vraie question n’est pas d’où vient l’apprentissage, mais pourquoi j’apprends. Ce n’est pas une question de choisir entre cours ou livres, mais de comprendre pourquoi je veux apprendre. Si je m’inscris juste parce que « je devrais savoir ça aussi » ou parce que j’ai peur de rater quelque chose d’excitant, mon enthousiasme va vite s’éteindre (expérience vécue). Mais si quelque chose me touche vraiment, si je sens que c’est fait pour moi, et que je vois clairement comment utiliser ce que j’apprends, alors le doute disparaît. Vu sous cet angle, peu importe que ce soit un cours ou un livre. Parfois, progresser, c’est moins accumuler de nouvelles infos que s’approfondir et renforcer ce qu’on sait déjà.

Maintenant que je l’ai écrit, ma réponse est peut-être là. Peut-être que je n’ai pas à choisir entre un cours et un livre, mais simplement à clarifier ce que je désire vraiment. Progresser ou approfondir ? Attendre ou agir ? Apprendre du neuf ou intégrer ce que je sais déjà ?

Peut-être que ce n’est pas le prochain cours à payer ni les livres à commander, mais simplement revenir à moi-même. Parce que parfois, le plus grand apprentissage ne vient pas de nouvelles connaissances, mais d’entendre enfin nos propres réponses.

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