Vous êtes à peine installé sur la terrasse qu'ils sont déjà là. Pendant ce temps, la personne à côté de vous n'a pas une seule piqûre. Injuste ? Peut-être. Mais surtout, explicable. Si vous avez l'impression d'être un aimant à moustiques, vous avez probablement raison — et ce n'est pas dans votre tête.
Plusieurs facteurs biologiques et comportementaux font de certaines personnes des cibles bien plus attractives que d'autres. Voici ce que la science dit à ce sujet.
Votre groupe sanguin joue un rôle
C'est l'un des facteurs les moins connus, et pourtant l'un des plus documentés. Des études ont montré que les personnes de groupe sanguin O sont significativement plus souvent piquées que les autres. Les moustiques seraient capables de détecter certains signaux chimiques liés au groupe sanguin, et certains profils leur semblent tout simplement plus… appétissants.
Si vous faites partie du groupe O, voilà peut-être pourquoi vous rentrez toujours avec les bras couverts de piqûres.
La chaleur corporelle et la transpiration
Les moustiques ne chassent pas au hasard. Ils utilisent plusieurs sens pour repérer leurs cibles, et la température corporelle ainsi que la transpiration font partie des signaux qu'ils captent de loin.
Les personnes qui transpirent davantage ou dont la température corporelle est naturellement plus élevée émettent des odeurs plus intenses — exactement le type de signal qui attire les moustiques.
Après une activité physique ou par forte chaleur, vous devenez donc une cible encore plus facile. Ce n'est pas une fatalité, mais c'est utile à savoir avant de vous installer dehors en plein été.
Le dioxyde de carbone que vous expirez
À chaque expiration, vous libérez du CO₂ — et c'est l'un des principaux signaux que les moustiques utilisent pour localiser leurs proies. Plus vous en expirez, plus vous les attirez.
Cela explique pourquoi les personnes plus corpulentes ou celles qui pratiquent une activité physique sont davantage ciblées : elles produisent mécaniquement plus de dioxyde de carbone. Les enfants, qui en produisent moins, sont souvent moins piqués que les adultes dans les mêmes conditions.
Les bactéries présentes sur votre peau
Votre peau abrite des millions de micro-organismes, et certains d'entre eux émettent des composés volatils que les moustiques trouvent particulièrement attractifs. Les zones comme les pieds, les chevilles et le bas des jambes sont souvent les plus colonisées par ces bactéries — ce qui explique pourquoi ces zones sont si fréquemment piquées.
La composition de votre microbiome cutané est en grande partie génétique, ce qui signifie que certaines personnes sont structurellement plus attractives pour les moustiques, indépendamment de leur hygiène.
L'alcool attire aussi les moustiques
Un verre en terrasse ? Les moustiques apprécient aussi. Des recherches ont montré que consommer de l'alcool — même une seule bière — suffit à rendre une personne plus attractive pour les moustiques. L'alcool modifie l'odeur de la peau et peut également faire légèrement monter la température corporelle, deux effets qui jouent en votre défaveur.
Ce n'est pas une raison de ne plus jamais boire dehors, mais c'est un facteur à garder en tête lors des soirées estivales.
Comment se protéger efficacement
Bonne nouvelle : même si certains de ces facteurs sont hors de votre contrôle, il existe des moyens concrets de réduire les piqûres.
- Portez des vêtements couvrants — moins de peau exposée, moins de surface à piquer.
- Privilégiez les couleurs claires — les tons sombres et contrastés attirent davantage les moustiques.
- Utilisez des répulsifs — les sprays classiques ou les huiles essentielles naturelles comme la citronnelle ou la lavande sont efficaces.
- Limitez l'alcool avant de sortir — surtout si vous savez que vous êtes déjà une cible privilégiée.
- Évitez les activités physiques intenses juste avant de vous installer en extérieur le soir.
Vous ne pouvez pas changer votre groupe sanguin ni remodeler votre microbiome. Mais en combinant ces quelques gestes simples, vous pouvez considérablement réduire votre attractivité aux yeux — ou plutôt aux antennes — de ces petits envahisseurs.











