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Que ça plaise ou non, je pratique encore ces 5 habitudes boomer

Élise Durand5 min de lecture
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Que ça plaise ou non, je pratique encore ces 5 habitudes boomer — Mode de vie
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Il fut un temps – il y a bien longtemps – où je trouvais presque automatiquement ringard tout ce qui n’était pas neuf, moderne ou au moins partiellement digitalisé. Je pensais que tout ce qui ne fonctionnait pas via une application, qu’on ne pouvait pas accélérer, optimiser ou rendre plus confortable d’un simple geste, était forcément dépassé et méritait d’être remplacé par quelque chose de « mieux ». Puis, doucement et presque sans m’en rendre compte, des habitudes que ma génération et d’autres qualifient aujourd’hui volontiers de « boomer » ont recommencé à s’immiscer dans ma vie. Pourtant, ces routines m’apportaient calme, prévisibilité et une forme de sécurité intérieure – oui, j’ai fini par grandir.

Je préfère appeler plutôt que d’envoyer un message

Cette habitude m’est venue à l’âge adulte, et je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps. Un appel téléphonique est souvent plus rapide, clair et humain qu’une longue série d’échanges de messages – même si je sais que beaucoup trouvent aujourd’hui ce type de communication un peu intrusif. (Heureusement, ceux avec qui je parle le ressentent moins.) Bien sûr, j’écris aussi quand il le faut, mais parfois, entendre la voix de l’autre est tout simplement mieux. Moins de malentendus, moins de surinterprétations, plus de réactions authentiques... c’est ce dont j’ai de plus en plus besoin. À une époque où nous sommes censés être constamment connectés, mais où l’on se sent souvent isolés, cette solution dite « boomer » a beaucoup à offrir.

Je m’efforce d’être présent lors des repas partagés

Le dîner en famille n’est malheureusement pas toujours évident chez nous, surtout depuis que ma fille a grandi et a plus d’activités séparées. Pourtant, dès que possible, nous mangeons au moins à deux, avec son père. Et pour ce qui est du temps d’écran qui gâche parfois les repas ? Nous avons une règle simple mais efficace : si quelqu’un mange seul, le téléphone ou la série passent, mais jamais à table ensemble. Pour beaucoup, c’est déjà un truc « boomer » : pourquoi ne pas répondre à un message ou jeter un œil aux infos entre deux bouchées ?

Poser son téléphone et être vraiment présent n’est pas un grand geste, mais c’est rare, et ça commence à me manquer. Ce que j’ai clairement remarqué, c’est que cette simple habitude change complètement l’ambiance du soir, et il est beaucoup plus facile de se connecter à l’autre ou même à soi-même. Pas besoin de le faire tous les jours, mais quand ça marche, la différence est immédiate.

Femme en pyjama qui s’étire

Je me couche avant d’être complètement épuisée

Le coucher tôt a longtemps été pour moi synonyme de « je vieillis », mais aujourd’hui, je le vois plutôt comme une stratégie consciente pour mieux tenir le coup. Ce n’est pas toujours évident, surtout les soirs de semaine chargés où j’essaie de grappiller un peu de temps pour moi. Mais quand je fais attention et je ne traîne pas avec mes écrans jusqu’à minuit, que ce soit pour lire ou regarder une série, le lendemain, ça se ressent. Moins de distractions, plus de patience et de bonne humeur, et je n’ai pas besoin de café pour tenir la journée. Ça peut sembler banal, mais prendre soin de son sommeil remet beaucoup de choses à leur place.

J’économise par conscience, pas par obligation

Le coup de l’utilisation de coupons et la chasse aux promos évoque encore pour beaucoup une scène rétro : des coupons découpés dans le journal, soigneusement rangés et comptés à la caisse. Aujourd’hui, c’est plutôt des applis, des notifications et des réductions digitales, mais l’essentiel reste le même :

Suivre ses dépenses, profiter des opportunités, et ne pas acheter tout de suite juste pour aller plus vite.

Dans un monde où l’inflation est constante, pour moi, ce n’est pas de la radinerie, mais de la conscience. Quand j’économise, je pense toujours à utiliser cet argent pour ce que j’aime vraiment, ce qui me motive chaque jour. Peut-être une pensée « boomer », mais cette attention financière me rappelle l’époque où il fallait vraiment réfléchir à ce qu’on mettait dans son panier.

On essaie de réparer avant de jeter

Je serai honnête : ce n’est pas moi qui mène la danse côté réparations chez nous, mais j’apprécie beaucoup le résultat. Il est clair qu’aujourd’hui, tout est fabriqué pour durer un temps limité, sinon on n’aurait pas à racheter sans cesse. C’est sans doute pour ça que réparer un objet cassé n’économise pas seulement de l’argent à la famille, mais apporte aussi une satisfaction particulière.

Bien sûr, il faut parfois reconnaître que l’achat d’un produit neuf est la meilleure option, et là, dépenser ne me pose aucun problème. Mais pour beaucoup, réparer semble une activité vraiment « boomer », presque de retraité, alors qu’elle a quelque chose de rassurant et terre-à-terre qui fait du bien dans ce monde hyperactif.

Je ne prétends pas que « c’était mieux avant », ni que « tout ce qui est ancien est dépassé ». Si parfois je reçois un imaginaire « OK boomer », tant pis – mais je reste convaincue que parfois, aller à contre-courant des tendances est la meilleure décision. Peut-être que c’est ça, la maturité adulte ?

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