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Un lien surprenant entre le temps d'écran et les troubles mentaux : ce qu'une nouvelle étude révèle

Schuster Borka4 min de lecture
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Un lien surprenant entre le temps d'écran et les troubles mentaux : ce qu'une nouvelle étude révèle — Mode de vie
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Aujourd’hui, il est presque naturel que smartphone, télévision et jeux vidéo fassent partie intégrante de notre vie. Mais à partir de quelle dose cela devient-il nocif ? Une étude récente menée sur des adolescents norvégiens a révélé un résultat étonnant : ce n’est pas forcément le fait de passer beaucoup de temps devant un écran qui est le plus dangereux — un temps trop faible peut aussi poser problème.

La recherche a aussi montré que les prédispositions génétiques influencent à la fois la santé mentale et les habitudes d’utilisation des écrans. Autrement dit, ce ne sont pas uniquement les appareils numériques qui sont responsables des difficultés que l’on leur attribue souvent.

Les personnes avec des troubles mentaux regardent peut-être plus la télévision, mais le lien de cause à effet n’est pas certain

L’étude a analysé les données de plus de 23 000 adolescents de 14 à 16 ans. L’objectif était d’explorer le lien entre le temps d’écran — que ce soit sur les réseaux sociaux, devant la télé ou en jouant — et différents troubles mentaux.

Les résultats confirment un lien : ceux qui passent plus de trois à quatre heures par jour devant un écran ont plus de risques d’avoir un diagnostic de trouble mental. Mais ce qui surprend, c’est que le temps d’écran le plus faible ne garantit pas une meilleure santé mentale : ceux qui utilisent très peu les réseaux sociaux sont aussi plus susceptibles d’avoir des diagnostics psychiatriques que ceux qui ont une utilisation modérée.

L’étude répond à une question classique : le temps d’écran est-il toujours mauvais ? Les données montrent que la réponse est plus nuancée. Les chercheurs ont aussi pris en compte les facteurs génétiques pour comprendre dans quelle mesure ils expliquent à la fois les troubles mentaux et les habitudes d’écran.

Ils ont découvert que certains facteurs génétiques liés à la dépression, au TDAH, aux troubles du spectre autistique ou à l’anorexie sont aussi associés à un temps d’écran plus élevé. Cela signifie que ce n’est pas seulement l’usage des écrans qui cause des problèmes, mais qu’une prédisposition génétique peut pousser à la fois à passer beaucoup de temps devant un écran et à développer certains troubles mentaux.

Fait intéressant, la relation avec les réseaux sociaux n’est pas linéaire : ceux qui y passent le plus et le moins de temps ont plus de risques d’avoir un diagnostic de trouble mental, tandis que ceux qui ont une utilisation modérée sont moins concernés. Cela suggère qu’un usage ni trop excessif ni trop faible serait le plus protecteur.

Ce n’est pas la seule cause des problèmes

Cette étude ne veut pas diaboliser l’usage des appareils numériques, mais rappeler qu’il faut aussi considérer les facteurs sous-jacents quand on parle de santé mentale. Passer beaucoup de temps sur son téléphone ou à jouer n’est pas forcément la cause première : les gènes et l’état mental de la personne peuvent déjà la prédisposer.

En d’autres termes : ce n’est pas parce qu’on passe beaucoup de temps devant un écran que notre santé mentale se dégrade, mais peut-être qu’on y passe beaucoup de temps parce que notre santé mentale est fragile.

Cependant, il reste important de ne pas tomber dans l’excès : dépasser quatre heures d’écran par jour est lié à une intensification des symptômes mentaux.

Que retenir pour le quotidien ?

Premièrement, il ne faut pas voir le temps d’écran en noir ou blanc : l’objectif n’est pas de renoncer complètement aux outils numériques, mais de les utiliser avec conscience et modération.

Deuxièmement, si quelqu’un rencontre des difficultés mentales, il ne faut pas automatiquement blâmer le temps d’écran — les causes peuvent être plus profondes et demander une approche plus globale.

Enfin, les professionnels de santé, l’école et la famille ont un rôle clé pour créer des cadres qui aident les jeunes à trouver un équilibre sain entre vie numérique et vie réelle.

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