Comment as-tu réussi à dépasser ta paresse ? Chacun a sa manière de s’extraire du piège confortable de l’inaction.
Le charme du lit
Une fois lancé, tout va bien, mais mon vrai problème est que je n’arrive pas à sortir du lit. Si je pouvais, je passerais la journée à dormir, traîner et paresser dans mon lit. Ma méthode ? Dès que le réveil sonne, je saute du lit encore un peu sonné et je me lave vite le visage. Ça me réveille un peu, et à moitié endormi, je fais rapidement mon lit. Un lit bien fait, c’est une barrière : je ne retourne plus me coucher, ça marche à chaque fois.
Radical
J’ai vendu ma télé et supprimé presque toutes les applis de mon téléphone. Depuis qu’il n’y a plus d’écran qui me vole mon temps, je suis beaucoup plus actif.
Le diagnostic
J’ai découvert que je n’étais pas paresseux – contrairement à ce que mes parents m’ont toujours dit – mais que j’ai un TDAH. Depuis que je prends un traitement, je ne suis plus paralysé par la charge de travail, au contraire, je réalise mes tâches efficacement. Je conseille à toute personne qui se sent « anormalement paresseuse » de se faire examiner.
Plongé dans l’écran
Le matin, mon téléphone me réveillait, je le prenais en main, regardais mes messages et répondais à tous les mèmes drôles envoyés par mes amis. Puis je faisais défiler Facebook et Instagram, et je réalisais que, même si j’avais l’impression de m’être réveillé il y a cinq minutes, en réalité je fixais mon téléphone depuis une heure. J’ai réglé ça en achetant un réveil classique, qui me réveille désormais, et je laisse mon téléphone dans le salon. Je ne le prends en main qu’après m’être lavé, habillé et juste avant de sortir.

Paralysé
La paresse m’a envahi au point de me sentir léthargique. Je pensais manquer de vitamines, mais le médecin m’a expliqué que j’étais simplement dépressif.
Confortablement
J’étais aussi coupable du « bed rotting », ce qui signifie « pourrir au lit ». Ce n’est pas joli, mais c’est très parlant : je pouvais y paresser des heures. J’en suis sorti en réalisant que mon canapé était inconfortable, ce qui me poussait toujours vers mon lit. J’ai changé de canapé, et maintenant je m’y prélasse, haha.
Musique
Je ne peux pas fonctionner sans musique, sinon je reste inerte. Mais dès qu’une bonne chanson rythmée démarre, je me mets en marche. J’étudie, je fais le ménage, la vaisselle : tout en musique.
Sur papier
Je crois fermement au pouvoir magique des listes. J’écris mes tâches en points bien rangés, et ça me motive de pouvoir rayer ce que j’ai accompli. J’adore cocher les cases, surtout quand j’arrive à la fin de la liste. Ça me donne un vrai coup de dopamine motivant.

La phrase clé
J’ai arrêté de paresser au lit après avoir entendu dans une vidéo de motivation anti-paresse un ancien marine dire : « Le lit est fait pour dormir et pour le sexe. » Cette phrase m’a marqué, et depuis, je n’utilise mon lit que pour ça.
Auto-dressage
Je suis le roi de la paresse. Les menaces et conséquences n’ont jamais marché comme motivation, mais la récompense, oui. Je ne sais pas ce que ça dit de ma personnalité, et ça m’est égal. Quand j’étais enfant, ma mère me grondait pour ranger ma chambre ou sortir du lit pour ne pas être en retard à l’école, ça ne me touchait pas. Mais dès qu’elle proposait un chocolat, mon plat préféré ou une sortie au parc, je sautais sur l’occasion. Aujourd’hui, ma mère n’est plus là, alors je me récompense moi-même, comme un animal dressé. « Quand j’ai fini mon travail, je m’achète un bon gâteau en rentrant. Si je fais la lessive et le repassage, je vais faire du bowling avec mes amis le lendemain. » La pensée de la récompense reste mon moteur.











