Mais je connais aussi ceux qui ne peuvent pas en dire autant. Même adultes, ils cherchent encore comment prendre le dessus sur l’autre.
Nous ne souhaitons pas que notre fille ait un frère ou une sœur – en partie à cause de ce que nous avons vécu enfants. Personnellement, ma relation avec mon frère aîné n’est pas mauvaise, on peut compter l’un sur l’autre, mais souvent, nous ne nous parlons pas pendant des semaines, ni ne nous voyons pendant des mois, et cela ne dérange aucun de nous.
C’est pareil pour mon compagnon, qui a eu de sérieux conflits avec son frère dans son enfance. Il a aussi manqué beaucoup de choses parce que ses parents étaient plus stricts avec lui, ayant appris qu’ils avaient été trop indulgents avec son frère aîné. Oui, je connais la relation fraternelle idéale, basée sur une amitié plus forte que tout, mais aussi celle qui est vide de sens, parfois même nuisible.
La rivalité est toxique pour tous, pourtant on minimise souvent la compétition entre frères et sœurs. C’est naturel un temps, mais une nouvelle étude montre que peu parviennent à dépasser cet esprit de compétition.
Dans cette étude commandée par NOW, 2000 adultes avec au moins un frère ou une sœur ont été interrogés sur leur relation actuelle. Malgré leur âge, 51 % ont admis qu’ils essaient toujours de rivaliser avec leur frère ou sœur.
Mais sur quoi peut-on encore rivaliser à cet âge ?
Les objectifs ont bien changé depuis l’enfance. 26 % des frères et sœurs cherchent à surpasser l’autre dans leur carrière, leurs études ou leur travail, et 22 % dans la possession d’un logement.
Triste réalité : beaucoup ne prennent même pas la peine de masquer leurs intentions. 20 % assument ouvertement la confrontation, n’hésitant pas à agacer leur frère ou sœur en se posant en chouchou de la famille.
Autant sont très attachés à ce qui est servi à table et cherchent à surpasser leur frère ou sœur en cuisine. Moins nombreux, certains rivalisent sur la destination de vacances, la voiture la plus chère ou même qui est le meilleur parent.

Pour beaucoup d’adultes, ce résultat n’est pas une surprise
17 % des participants ont déclaré que la rivalité les a accompagnés toute leur vie, ressentant à chaque étape qu’ils « doivent » rivaliser avec leur frère ou sœur. Plus surprenant, 43 % ont noté que cette compétition s’intensifie chaque année pendant les fêtes, pas seulement à Noël, mais aussi aux anniversaires et à la fête des mères.
Les aînés ont-ils un avantage ?
Les frères et sœurs aînés se sont généralement révélés plus compétitifs et performants. Parmi eux, les sœurs se distinguent : 15 % affirment que la rivalité fraternelle n’a pas nui à leurs performances, bien au contraire. Les circonstances les ont motivées à viser plus haut dans leur carrière, et 23 % ont déclaré avoir atteint leurs objectifs.
En résumé, 25 % considèrent la compétition comme une part saine de la relation fraternelle. Cela signifie que 75 % pensent que la rivalité n’est pas normale. Pourtant, Jamie Schwartz, porte-parole de NOW, rappelle que « la rivalité entre frères et sœurs ne disparaît jamais vraiment, et beaucoup continuent à rivaliser bien après avoir quitté le foyer familial ».











