Octobre est le mois où le tapis change de statut. Pendant l'été, on le remarque à peine ; dès les premières pluies, il récupère la boue des semelles, les poils de chien, les miettes du goûter, et il grisonne par plaques. La tentation est alors de le shampouiner d'un coup, à grande eau. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire : un tapis trop mouillé sèche mal, sent le moisi pendant des semaines et peut auréoler le sol en dessous. La bonne approche est progressive, en quatre étapes, et la plupart du temps on s'arrête avant la dernière.
Étape 1 : dépoussiérer vraiment, des deux côtés
Quatre-vingts pour cent de l'aspect terne vient de la poussière logée à la base des fibres, pas d'une tache. Passez l'aspirateur lentement, dans un sens puis dans l'autre, en croisant les passages : un aller-retour rapide ne sort presque rien. Ensuite, retournez le tapis et aspirez l'envers : les vibrations font remonter vers la surface la poussière incrustée. Remettez-le à l'endroit et repassez une fois.
Si le tapis est transportable, sortez-le et battez-le sur une rambarde, un fil à linge ou un dossier de chaise, avec le plat de la main ou un balai souple. C'est vieux jeu et c'est redoutablement efficace. Profitez-en pour aspirer le sol en dessous : une couche de poussière s'y accumule toujours, et elle finit par remonter.






