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Noël avec un enfant autiste : conseils pour que chaque enfant s’épanouisse

Schuster Borka4 min de lecture
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Noël avec un enfant autiste : conseils pour que chaque enfant s’épanouisse — Famille
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Au fil des six derniers Noëls, j’ai beaucoup appris sur la manière de célébrer tout en respectant les routines de mon enfant, sensible émotionnellement, pour que la frénésie de Noël ne le bouleverse pas trop. Car même si cette période est magnifique, les lumières, les nombreux événements, l’attention fluctuante des proches et la pluie de cadeaux peuvent rapidement devenir trop intenses pour un enfant autiste.

Les conseils que je partage ont beaucoup aidé notre famille. Ce ne sont pas des règles universelles et ils ne fonctionnent pas pour tous, mais ils peuvent inspirer. D’ailleurs, ils peuvent aussi être utiles avec un enfant neurotypique, car même si Noël est merveilleux, il peut être fatigant pour un enfant.

Moins, c’est souvent mieux

Noël ne se résume pas aux cadeaux – on le sait tous – mais il est parfois difficile de résister à l’envie d’acheter la pendule en plus. Souvent, ce sont les grands-parents qui exagèrent : ils achètent avec tout leur amour, mais la quantité dépasse souvent ce qu’un enfant peut gérer émotionnellement.

Il ne sait pas par quoi commencer, passe d’une boîte à l’autre, et devient de plus en plus saturé et confus. Le résultat peut vite être des pleurs ou un effondrement total, désagréable pour toute la famille, surtout pour l’enfant.

Chez nous, ça marche mieux de choisir peu de cadeaux, mais de qualité. Des cadeaux qui l’intéressent vraiment, adaptés à ses centres d’intérêt actuels, sans l’inonder de nouvelles stimulations. Après le déballage, on prend toujours le temps de jouer ensemble. Souvent, ce moment partagé devient la plus belle partie des fêtes : ce n’est pas le cadeau en lui-même, mais le temps passé ensemble.

Derniers préparatifs pour emballer les cadeaux de Noël

Les visites familiales, avec des zones de refuge

Les visites familiales de Noël sont une belle tradition, et il est important pour moi de revoir des proches que je n’ai pas vus depuis longtemps. Mais je comprends aussi qu’un enfant peut trouver épuisant d’être serré dans les bras de la vingtième tante ou d’entendre des demandes du genre « Allez, chante-nous quelque chose ! ».

Je joue alors le rôle de zone tampon : j’observe les expressions, la posture et les signaux de mon enfant. Quand il commence à saturer, à se tendre ou à se retirer, je lui offre immédiatement une sortie.

Nous avons toujours avec nous un casque anti-bruit, un livre préféré, et il est tout à fait normal qu’il aille se réfugier dans une autre pièce.

Si besoin, je lance un dessin animé – si ça l’aide à se calmer, pourquoi ne pas l’utiliser ?

Chez nous, personne n’est obligé de faire la bise. Pas besoin de réciter un poème ou de jouer devant le sapin. L’enfant n’est pas un spectacle – il a aussi le droit de vivre les fêtes en sécurité, sans pression.

N’oublions pas l’essentiel de Noël

Les parents tombent souvent dans le piège d’attendre des enfants qu’ils « se tiennent bien » après avoir tant préparé, décoré, cuisiné et organisé. Mais quand un enfant est saturé, ce n’est pas par ingratitude – il y a juste trop autour de lui. Si on attend trop, on risque de se sentir blessé, et le conflit est vite là.

Nous avons appris à lâcher prise. Si au lieu de finir la salade de pommes de terre ou de démêler les guirlandes, il faut sortir marcher dans la neige, on y va. Si on préfère faire un puzzle, on fait un puzzle. On a abandonné l’idée de la « fête parfaite ». On est juste ensemble, comme ça nous fait du bien. Parce qu’au fond, c’est ça Noël – pour chaque famille, avec chaque enfant.

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