Bien Logo

« Pourquoi faut-il toujours en faire trop dans la journée ? » Je ne comprends pas quand le mode survie est devenu la norme

Barbara Dubois3 min de lecture
Partager:
« Pourquoi faut-il toujours en faire trop dans la journée ? » Je ne comprends pas quand le mode survie est devenu la norme — Mode de vie

À l’approche de Noël, comme beaucoup, mes journées se sont remplies à toute vitesse. La pâte à pain d’épices attendait dans le frigo, je devais trouver un cadeau pour la camarade de classe de ma fille, rendre les travaux en cours, et je n’avais même pas encore pensé au dîner du soir. Mes journées ressemblaient à une longue liste de tâches sans fin.

Dans les moments les plus intenses, je me répétais : « il faut juste survivre à ces quelques jours ». Après les fêtes, tout reviendrait à la normale, et je pourrais enfin prendre un peu de temps pour moi. C’était exceptionnel, un rush festif, une folie de fin d’année. Puis soudain, j’ai réalisé : c’est exactement ce que je me dis tous les jours. Pas avec des pains d’épices ou des listes de cadeaux, mais avec des échéances, des e-mails, de la logistique et des charges mentales invisibles – je suis toujours en mode survie.

Un test de performance sans fin

Combien de fois terminez-vous juste vos tâches ? Vous finissez la journée, mais le soir, vous vous écroulez dans votre lit, sans énergie pour autre chose que faire défiler votre téléphone quelques minutes avant de vous endormir ? Combien de fois êtes-vous physiquement là, mais mentalement déjà sur la prochaine tâche, le prochain problème, la prochaine liste « à faire » ? Comme si la vie n’était pas faite d’instant après instant, mais d’un test de performance sans fin.

Quand avons-nous décidé qu’il fallait faire autant que possible chaque jour ? Quand est-il devenu normal de vivre à fond, en faisant comme si c’était la norme ? Quand le repos est-il devenu suspect, la fatigue une explication à donner, et la faiblesse un aveu quand on dit : c’est trop pour moi ?

Femme inquiète au téléphone

Debout dans ma cuisine, devant environ 250 pains d’épices fraîchement cuits et un pot de glaçage, j’ai soudain vu clair : ces dernières années, j’ai vécu une illusion. Je faisais comme si c’était normal de me pousser à bout, et que c’était moi le problème quand j’étais fatiguée. Comme si être constamment tendue, au bord de la rupture, en me disant « il faut juste tenir un peu plus » était naturel. Mais si au lieu de juste tenir, je décidais de vivre pleinement ma vie ?

Poussée par cette prise de conscience, j’ai immédiatement retiré trois plats du menu de Noël. Ce n’était pas un geste dramatique, juste une rébellion silencieuse. Et j’ai aussi pris un autre engagement : l’année prochaine sera différente. Je ne ferai plus semblant que c’est normal d’aller jusqu’à l’épuisement. Je dirai quand je suis fatiguée. Je apprendrai à dire non à ce qui ne rentre pas dans ma vie, même si « c’est attendu », « c’est la tradition », ou « les autres le font ».

Peut-être que l’an prochain, nous n’aurons pas de couronne de Pâques. Peut-être que je ne ferai pas de pâtisserie chaque week-end, et oui, il est possible que je dise non à certains projets. Mais en échange, je serai pleinement présente dans chaque instant. Je ne survivrai plus à mes journées, je les vivrai. Et surtout : je ne participerai plus à ce grand mensonge social qui nous fait croire que s’épuiser est normal.

Lectures associées

Mes 3 habitudes quotidiennes qui m'ont vraiment aidée à gérer le stress — essayez-les aussi — Santé

Mes 3 habitudes quotidiennes qui m'ont vraiment aidée à gérer le stress — essayez-les aussi

Le stress s'installe souvent sans qu'on s'en rende compte. Voici les trois habitudes simples qui m'ont aidée à retrouver la sérénité au quotidien — et qui pourraient changer votre vie aussi.

Déborah Lefèvre
Le paradoxe du repos moderne : pourquoi plus on essaie de décompresser, moins ça marche — Mode de vie

Le paradoxe du repos moderne : pourquoi plus on essaie de décompresser, moins ça marche

On planifie, on optimise, on cherche le repos parfait — et pourtant on se sent plus épuisé que jamais. Voici pourquoi, et comment en sortir.

Inès Lambert
Cette année, je fais le vœu de ne plus me épuiser avant les vacances — Mode de vie

Cette année, je fais le vœu de ne plus me épuiser avant les vacances

Et si la vraie détente commençait avant même de partir ? Ce été, je refuse de m'épuiser à tout boucler. Voici pourquoi ce choix change tout.

Déborah Lefèvre
Pourquoi passer ses vacances allongé toute la journée ne recharge plus vraiment les batteries — Mode de vie

Pourquoi passer ses vacances allongé toute la journée ne recharge plus vraiment les batteries

Rester au lit sans rien faire, ça semble idéal… mais beaucoup rentrent de vacances aussi épuisés qu'avant. Voici pourquoi le repos conscient change tout.

Isabelle Martin
4 petites sources de joie que je cherche désormais consciemment dans ma vie — Mode de vie

4 petites sources de joie que je cherche désormais consciemment dans ma vie

Les grandes réussites ne comblent pas toujours comme on l'espère. Ce sont souvent les petits plaisirs du quotidien qui rechargent vraiment les batteries.

Barbara Dubois
Dire non, c'est être égoïste ? Ce que j'ai appris en apprenant enfin à poser mes limites — Mode de vie

Dire non, c'est être égoïste ? Ce que j'ai appris en apprenant enfin à poser mes limites

Pendant longtemps, j'ai cru qu'une bonne personne devait toujours être disponible. Puis j'ai compris que poser des limites, ce n'est pas rejeter l'autre — c'est se protéger soi-même.

Barbara Dubois