Il y a toujours ce moment, en fin de dîner, où quelqu'un demande votre signe. Vous répondez, on vous assène un portrait en trois adjectifs, et vous vous dites intérieurement que ça ne vous ressemble qu'à moitié. C'est normal. Le signe solaire, celui que l'on donne depuis l'enfance, ne raconte qu'une partie de ce que l'astrologie met sur la table. Les deux autres pièces du trio — l'ascendant et le signe lunaire — expliquent souvent pourquoi vous vous reconnaissez si peu dans les horoscopes du quotidien.
Le soleil, la lune, l'ascendant : trois rôles différents
Le signe solaire correspond à la position du Soleil au moment de votre naissance. C'est la part la plus consciente : ce vers quoi vous tendez, ce que vous développez avec les années, ce que vous reconnaissez comme "vous" quand on vous demande de vous décrire. C'est aussi la seule information que l'on obtient sans rien savoir d'autre que votre date de naissance, ce qui explique son succès dans les rubriques des magazines.
L'ascendant, lui, dépend de l'heure et du lieu de naissance. Il correspond au signe qui se levait à l'horizon à cet instant précis. En langage courant, c'est la porte d'entrée : la première impression que vous donnez, votre façon d'arriver dans une pièce, de répondre à une situation nouvelle. Beaucoup de femmes qui se disent "pas du tout comme leur signe" découvrent qu'elles sont surtout lues par les autres à travers leur ascendant.
Le signe lunaire, enfin, concerne la vie intérieure : le besoin de sécurité, la manière de se réconforter, ce qui vous apaise quand la journée a été rude. C'est la pièce la plus intime, celle que seuls vos proches voient vraiment. On peut très bien avoir un Soleil solaire et sociable, et une Lune qui réclame une soirée seule avec une soupe et une lampe allumée.






