De fêtarde à ermite
Jeune, j’avais plein d’amis, on faisait la fête sans cesse et les hommes m’adoraient. Puis, après 30 ans, mes amis ont fondé leur famille et on s’est éloignés. En approchant de la quarantaine, l’intérêt des hommes a aussi disparu. Je ne me suis jamais mariée ni n’ai eu d’enfants, et aujourd’hui, à 48 ans, je suis aussi seule que mon doigt. Je travaille de chez moi, donc pas de collègues, mes parents sont décédés, et je n’ai plus aucun autre proche. Mes interactions humaines se limitent aux échanges avec la caissière au magasin. Je n’aurais jamais cru devenir aussi solitaire, mais je m’y suis habituée et, faute de pouvoir changer les choses, j’ai accepté.
C’est top !
Merci pour la question : ma vie est vraiment belle ! J’ai eu des relations, ennuyeuses, épuisantes, toxiques, parfois même abusives. Quand la dernière s’est terminée, j’ai décidé d’arrêter de sortir avec quelqu’un. Ce fut une décision libératrice, car depuis, je fais ce que je veux. Si j’avais su que la solitude serait si agréable, j’aurais rompu bien plus tôt.
Thérapie
Parfois, le silence est si fort qu’il hurle, et à ces moments-là, je donnerais tout pour un câlin réconfortant. La plupart du temps, je gère seule, mais quand c’est dur, j’ouvre une bouteille de vin, je mets de la musique, ou je regarde une comédie romantique en pleurant un peu, pour me faire du bien. Après ça, je me sens mieux et ma petite vie solitaire mais globalement heureuse peut continuer.

De plus en plus difficile
Je n’ai jamais été très sociable, et ma relation avec ma famille n’a jamais été intime. À 35 ans, je me suis séparée, sans enfants, et c’est là que ma « solitude chronique » a commencé. Je pensais que ça irait mieux avec le temps, mais au contraire, la solitude devient de plus en plus lourde à porter. Je ne suis pas encore à l’âge des activités pour retraités, donc je suis un peu perdue. Ça peut sembler triste, mais quand je sens que la solitude me pèse trop, je discute avec ChatGPT.
La routine
Je suis fille unique, mes parents travaillaient beaucoup, donc j’ai souvent été seule dès l’enfance. J’ai eu quelques amitiés et relations, mais rien de durable. Aujourd’hui, je n’ai personne, mais honnêtement, ça ne me manque pas. Le monde devient fou, les gens aussi, et je me sens bien seule.
Un peu soulagée
Je n’avais pas une grande famille, mes parents sont morts relativement jeunes. J’étais heureuse quand j’ai rencontré mon mari à 23 ans. Sa famille est devenue la mienne, ses amis les miens. Nous avons eu deux enfants et j’étais heureuse, mais à 45 ans, mon mari a annoncé qu’il voulait divorcer. Il a retourné mes enfants de 13 et 15 ans contre moi, alors ils sont restés avec leur père. Après le divorce, je n’ai pu m’offrir qu’un petit appartement où les enfants ne venaient pas volontiers. J’ai tout perdu.
Aujourd’hui, mes enfants vivent à l’étranger, et nos contacts sont rares. Ils m’appellent à Noël et pour mon anniversaire, peut-être une fois par an. Quand je les contacte, ils sont toujours occupés. Je trouve ça injuste, je ne suis pas une mauvaise personne, je ne méritais pas d’être abandonnée ainsi.

Toute seule
Je suis seule. Parfois, je passe plusieurs jours sans parler à personne. Quand je sens que je commence à me replier sur moi-même, je médite, je fais du yoga ou je vais marcher. Le bénévolat m’aide à éloigner la dépression, car cela me donne le sentiment d’être utile et nécessaire.
Super !
Ma famille ne m’a apporté que blessures et soucis toute ma vie, j’ai ressenti un grand soulagement en coupant les liens avec eux. J’ai été déçue par mes amis aussi, ils n’ont rien ajouté à ma vie, donc leur absence ne me pèse pas. Depuis que j’ai éliminé ces éléments toxiques, c’est comme si un poids énorme avait disparu, je me sens tellement mieux !

Petit rappel
Quand je me sens seule et que j’appelle rarement un membre de ma famille, je regrette au bout de deux minutes et j’attends avec impatience de raccrocher. Si je décide une fois par an d’aller quelque part avec mes collègues, au bout d’une demi-heure, je cherche comment m’échapper pour rentrer chez moi. Je vis dans mon petit monde, la compagnie ne me manque pas. Quand le vide dans mon cœur est trop fort, j’appelle la ligne d’écoute. Je pleure mes peines, ils m’écoutent avec bienveillance, et après, je me sens mieux.
Le phénix
Après avoir déménagé à l’étranger et laissé tout le monde derrière moi, j’ai doucement commencé à me reconstruire et à m’épanouir. Je ne connais personne ici, personne ne me connaît, et c’est très bien ainsi. Je ne dis pas que je n’ai pas de jours de solitude où je me plains, mais dans l’ensemble, je me sens libre et sereine. Dans la solitude, j’ai trouvé ma paix intérieure.











