On croit souvent que être gentil signifie dire oui à tout le monde. Pourtant, ce besoin excessif de plaire finit par s’apparenter à un abandon de soi. Si ces points vous parlent, il est peut-être temps de vous recentrer sur vous-même.
1. Vous faites semblant d’être d’accord avec tout
Quand quelqu’un dit qu’il n’aime pas votre film préféré, vous hochez la tête et ne révélez pas que vous l’avez vu cinq fois au cinéma. Vous faites ça par peur que votre opinion vous rende moins apprécié. Mais à long terme, cela vous déconnecte de vos véritables pensées.
2. Vous vous sentez responsable des émotions des autres
Si quelqu’un est triste ou en colère, vous vous demandez immédiatement si c’est de votre faute. Pourtant, vous ne pouvez pas contrôler les humeurs des autres – même si ce serait parfois rassurant. Il est essentiel de comprendre que chacun est responsable de ses propres émotions.
3. Vous vous excusez trop souvent
« Désolé d’être en retard de deux minutes. » « Pardon d’avoir demandé. » « Désolé d’exister. » Si vous vous surprenez à parler ainsi, ce n’est pas de la politesse, mais un manque de confiance en vous. Vous n’avez pas à vous excuser d’être vous et de faire des erreurs.
4. Vous êtes submergé·e par les obligations « obligatoires »
Votre agenda est rempli d’activités qui ne vous motivent pas vraiment. Vous êtes celle ou celui qui prend toujours le shift en plus, prépare le gâteau pour la fête de bureau, et arrose même les fleurs du voisin. Mais au final, vous avez peu de temps pour vous reposer ou faire ce qui vous ressource vraiment.
5. Vous avez du mal à dire non
Quand on vous demande quelque chose, votre « oui » sort automatiquement avant même d’y réfléchir. Puis vous stressez en pensant à tout ce que vous devez faire. Dire non n’est pas de l’égoïsme, c’est poser des limites – un geste essentiel pour votre bien-être mental.
6. Vous vous sentez mal à l’aise quand quelqu’un est en colère contre vous
Si une amie boude ou votre partenaire est fâché, vous cherchez immédiatement à arranger les choses – même si ce n’est pas vous qui avez tort. Rappelez-vous : le fait que quelqu’un soit en colère ne fait pas de vous une mauvaise personne.
7. Vous adoptez le comportement des autres
Avec vos amies, vous êtes complètement différente de ce que vous êtes au travail, et encore différente en famille. C’est normal jusqu’à un certain point, mais si vous vous adaptez toujours sans jamais montrer votre vrai visage, vous jouez un rôle partout.
8. Vous ne vous sentez bien que quand on vous complimente
Un compliment peut illuminer votre journée, mais sans retour, vous pensez immédiatement qu’il y a un problème. C’est agréable d’être reconnu·e, mais votre confiance ne doit pas dépendre uniquement de l’avis des autres.
9. Vous faites tout pour éviter les conflits
Vous préférez garder votre opinion pour éviter la dispute. Sur le moment, c’est plus simple, mais à long terme, cela crée de la frustration et empêche des relations sincères. Parfois, il faut oser la confrontation pour que l’air se clarifie – vous verrez, vous vous sentirez soulagé·e.
10. Vous ne dites pas quand vous êtes blessé·e
Si quelqu’un dit quelque chose qui vous fait mal, vous souriez et faites comme si ce n’était rien. Pourtant, pour des liens profonds et authentiques, il faut parfois dire : « Ça m’a blessé. » C’est la clé pour créer une vraie proximité.
Comment se libérer de ce besoin de plaire ?
Commencez petit ! Par exemple, annulez un rendez-vous qui ne vous dit vraiment rien.
Exprimez ce que vous pensez ! Pas besoin de lancer un débat mondial, un petit avis sincère suffit pour se sentir libéré·e.
Défendez-vous ! Poser des limites saines aide les autres à respecter vos choix.
Demandez de l’aide si besoin. Un·e thérapeute peut vous aider à casser les mauvaises habitudes et renforcer votre confiance.
Voici quelques phrases à utiliser quand vous voulez dire non :
Quand le boss vous surcharge : « J’ai beaucoup de travail en ce moment, et si je prends ça aussi, je ne pourrai pas le faire comme je le souhaite. Peut-on reporter quelque chose ? »
Quand une amie vous demande un service mais que vous êtes fatigué·e : « Je t’aime beaucoup, mais j’ai besoin de repos maintenant. Peut-on trouver un autre moment ? »
Quand on vous pousse à faire quelque chose qui ne vous plaît pas : « Je comprends que c’est important pour toi, mais je ne me sens pas à l’aise. Merci d’avoir pensé à moi. »
Quand on vous entraîne à une sortie familiale : « Merci pour l’invitation, mais je préfère rester chez moi cette fois. J’espère que vous passerez un bon moment ! »
Quand vous n’avez tout simplement pas la capacité : « Ce n’est pas possible pour moi cette fois, mais merci d’avoir pensé à moi. »
Souvenez-vous : vous n’êtes pas une bonne personne parce que vous dites oui à tout, et vous n’avez pas à vous justifier quand vous dites non.











