Bien Logo

Ce qui arrive quand tu veux juste passer la journée – Le mode survie

Marguerite Lupin4 min de lecture
Partager:
Ce qui arrive quand tu veux juste passer la journée – Le mode survie — Mode de vie

Il y a des moments où tu te réveilles chaque matin avec ce même sentiment : que la journée se termine vite. Tu ne désires rien en particulier, tu ne vois pas vraiment devant toi, tu te laisses juste porter par tes tâches, essayant de survivre à la journée sans que rien ne te touche vraiment. Ton corps fonctionne, tes pensées suivent leur chemin, mais toi, tu as l’impression de t’être un peu effacé de tout ça. C’est ce que beaucoup appellent le mode survie et même si c’est une défense naturelle, à long terme, ça te ronge. Si tu te reconnais, continue ta lecture, car il est important de comprendre qu’il y a une sortie de cet état.

Le mode survie n’arrive pas d’un coup. Il s’installe doucement, presque sans que tu t’en rendes compte. D’abord, tu es un peu plus fatigué que d’habitude. Puis, tu ne prends plus vraiment plaisir à ce qui te rechargeait avant. Un café dans ton endroit préféré, une balade en ville, une conversation avec des amis : tout se passe comme d’habitude, mais il manque quelque chose, c’est toi. Ce n’est pas une faiblesse, mais le corps et l’esprit qui essaient de te protéger d’un trop-plein. Le problème, c’est que si tu restes trop longtemps dans cet état, cette protection devient une prison.

En mode survie, on ne vit pas vraiment, on fonctionne. Tu fais tout ce qu’il faut, mais tu ne ressens rien vraiment. Les jours se confondent, et même la plus petite décision devient épuisante. C’est comme si tu étais sur un tapis roulant sans fin, sans savoir quand tu pourras t’arrêter. Et le plus dur, c’est que personne ne le voit forcément. Parce que tu fais tout ce qu’on attend de toi. Mais à l’intérieur, c’est le silence. Un silence fatigué et sourd, où tu n’entends plus ce que tu désires vraiment.

Fille en tenue décontractée allongée près d’un tourne-disque avec des vinyles sur un tapis rouge dans un salon, écoutant de la musique avec un casque

La sortie commence toujours par reconnaître où tu en es. Sans te blâmer d’être fatigué. Parce que tu n’as pas toujours besoin d’être productif, inspiré ou positif. Parfois, il suffit juste de s’arrêter et de dire que ça ne va pas. Ce n’est pas une faiblesse, c’est de l’honnêteté. Ton corps et ton esprit te disent que c’est trop, et si tu ne les écoutes pas, ils finiront par réclamer ton attention.

Dans ces moments-là, commence par de petites choses. Pas besoin de changer le monde tout de suite, ramène juste un petit plaisir dans tes journées. Une courte promenade, une musique que tu aimes, un plat que tu prépares juste pour le plaisir. Au début, rien ne semble changer, mais ces petits gestes recréent doucement le lien avec toi-même. Et quand tu ressens à nouveau que quelque chose te fait du bien, c’est le premier signe que tu as commencé à vivre plutôt que juste survivre.

On ne sort pas du mode survie du jour au lendemain. Mais chaque jour où tu t’arrêtes et prends soin de toi consciemment est un pas vers la surface. Parce que la vie n’est pas faite pour être traversée en courant, mais pour être vécue, même si parfois ça veut juste dire prendre une grande inspiration et t’autoriser à ressentir.

Si tu as l’impression de juste tirer la journée, sache que tu n’es pas seul. Et qu’il est possible de sortir de cet état. Pas d’un coup, pas de façon spectaculaire, mais petit à petit, jour après jour. Parce que la vie ne se résume pas à survivre, mais à réapprendre à y vivre pleinement. Et pour ça, pas besoin de grand-chose. Pas besoin de changer de vie, juste de remarquer à nouveau les petits moments qui t’ont échappé. La lumière du matin à ta fenêtre, l’odeur de l’eau sous la douche, ou un sourire dans la rue – ce sont ces petits appuis qui t’aident à retrouver ton chemin vers toi-même. Parce que la vie ne change pas toujours par de grands bouleversements, mais par cette douce prise de conscience que tu ne veux plus seulement survivre à la journée, mais vraiment la vivre.

Lectures associées

3 choses que je ne ferai plus cet été — et ça change tout — Mode de vie

3 choses que je ne ferai plus cet été — et ça change tout

L'été est censé être une promesse de légèreté. Cette année, j'ai choisi de ne plus faire trois choses — et je me sens déjà tellement mieux.

Déborah Lefèvre
Mes 3 habitudes quotidiennes qui m'ont vraiment aidée à gérer le stress — essayez-les aussi — Santé

Mes 3 habitudes quotidiennes qui m'ont vraiment aidée à gérer le stress — essayez-les aussi

Le stress s'installe souvent sans qu'on s'en rende compte. Voici les trois habitudes simples qui m'ont aidée à retrouver la sérénité au quotidien — et qui pourraient changer votre vie aussi.

Déborah Lefèvre
Voici pourquoi vous restez toujours trop longtemps sous la douche — et ce n'est pas de la paresse — Mode de vie

Voici pourquoi vous restez toujours trop longtemps sous la douche — et ce n'est pas de la paresse

Vous vous étiez dit cinq minutes, et vingt ont passé. Ce n'est pas un hasard : la science explique pourquoi votre cerveau refuse de quitter la douche.

Marguerite Lupin
La goutte qui fait déborder le vase : ce moment où on ne se reconnaît plus — Mode de vie

La goutte qui fait déborder le vase : ce moment où on ne se reconnaît plus

Trente minutes en attente, un livreur qui ne vient pas, un bouchon sans fin… Et soudain, vous devenez quelqu'un que vous ne reconnaissez plus. Ce que ces moments révèlent sur vous.

Marguerite Lupin
10 petites habitudes mentales pour lâcher prise plus facilement du stress inutile — Santé

10 petites habitudes mentales pour lâcher prise plus facilement du stress inutile

Beaucoup pensent qu’ils ne contrôlent pas leur vie, oubliant que notre attitude et nos habitudes jouent un rôle clé dans la gestion du stress.

Isabelle Martin
L'épuisement estival existe vraiment — voici comment le reconnaître et l'éviter — Mode de vie

L'épuisement estival existe vraiment — voici comment le reconnaître et l'éviter

L'été ne rime pas toujours avec légèreté. Fatigue, irritabilité, sentiment de trop-plein… le burn-out estival est réel. Apprenez à le reconnaître avant qu'il s'installe.

Déborah Lefèvre