Il y a un moment précis, fin octobre, où la maison réclame autre chose qu'un thé. La lumière tombe à cinq heures, les mains sont froides, et l'on se souvient qu'un chocolat chaud, le vrai, n'a rien à voir avec la poudre sucrée délayée à la va-vite. La différence ne tient pas à un ingrédient secret : elle tient à la texture. Un bon chocolat chaud nappe la cuillère, laisse un voile sur la lèvre supérieure et se boit lentement. Voici comment y arriver sans matériel particulier.
Oubliez la poudre : tout se joue sur le chocolat
Les préparations en poudre contiennent surtout du sucre et un peu de cacao dégraissé. C'est le beurre de cacao, justement, qui donne cette rondeur en bouche. Partez donc d'un chocolat de tablette, haché au couteau en copeaux irréguliers pour qu'il fonde vite et uniformément.
Un chocolat noir autour de 60 à 70 % donne une boisson franche, un peu amère, qui tient bien au lait. Au-delà, la boisson devient sèche et nerveuse : il faut compenser avec un peu de sucre ou de miel. Un chocolat au lait, lui, demande moins de sucre ajouté et plaira davantage aux enfants, mais il supporte mal les épices fortes. Vous pouvez aussi mélanger les deux : deux tiers de noir, un tiers de lait, c'est souvent l'équilibre le plus consensuel à table.






