Les crampes menstruelles sont courantes pour beaucoup, mais cela ne signifie pas que nous devons accepter la souffrance comme naturelle. Les règles douloureuses ne sont pas une fatalité immuable, mais un signal de votre corps auquel il vaut la peine de prêter attention.
Il est temps de créer une nouvelle relation avec votre cycle
Je n'ai jamais eu de règles particulièrement douloureuses – à quelques cycles exceptionnels près. Ce qui a longtemps compliqué ma vie, c'était le syndrome prémenstruel intense : irritabilité, sensibilité, tension mammaire...
Depuis que j'ai commencé à vivre en synchronie avec mon cycle et que j'ai intégré cela dans mon mode de vie (d'ailleurs, j'ai même obtenu une certification dans ce domaine), ces symptômes ont pratiquement disparu. Ma vie n'est pas parfaite, des situations inattendues me touchent aussi de temps en temps, mais je peux réagir avec beaucoup plus de compréhension, d'acceptation et de conscience aux signaux de mon corps.
La douleur pendant les règles est souvent causée par les prostaglandines – ces composés hormonaux aident les muscles de l'utérus à se contracter pour évacuer le sang menstruel. (C'est aussi à cause d'elles que vous pouvez remarquer un changement dans votre digestion juste avant et pendant vos règles.) Plus votre corps produit de prostaglandines, plus vos crampes peuvent être intenses.
Selon les recherches, un taux élevé de prostaglandines peut non seulement causer une douleur plus forte, mais aussi des nausées, de la diarrhée et des maux de tête. Heureusement, votre mode de vie, votre alimentation et votre routine quotidienne peuvent tous influencer la sévérité de ces jours, c’est-à-dire à quel point vous amplifiez l’effet des prostaglandines.

Soutenez votre corps avec le sommeil
Si l'on prend comme base le mode de vie synchronisé avec le cycle, la base de la pyramide est notre routine de sommeil. Si vous ne la régulez pas, tout le reste ne sera qu'une aide, pas une solution. Malheureusement, ces dernières décennies, nous avons produit des statistiques de sommeil terribles, ce qui a pour conséquence un dérèglement complet de nos rythmes circadiens et infradiens.
Dans la phase lutéale (c’est-à-dire la période après l’ovulation et avant les règles), votre corps peut fonctionner de manière plus « fatiguée » – vous avez alors besoin de plus de détente et parfois d’une à une heure et demie de sommeil supplémentaire. Si vous ne fournissez pas cela à votre corps, cela peut facilement conduire à des règles douloureuses et à d’autres déséquilibres hormonaux. Permettez-vous de vous coucher plus tôt ou de faire une sieste, de vous relaxer (oui, même si vous êtes toujours très active) ! Une étude montre que les femmes qui dorment mal pendant leurs règles rapportent des douleurs plus fortes. Donc, le sommeil n’est pas un luxe, c’est une base !
Soutenir la phase lutéale : la clé de la prévention
Soutenir activement la phase lutéale est particulièrement important pour prévenir les règles douloureuses. C’est la phase où l’hormone progestérone domine dans votre corps. Au début de cette phase, votre corps ne sait pas encore si vous êtes enceinte et se prépare comme si vous attendiez un bébé. Vous êtes plus lente, plus fatiguée, vous gonflez plus facilement, vous mangez plus et vous avez plus d’envies... Il n’est pas étonnant que ces symptômes vous soient familiers !
Si vous ne négligez pas le fait que vous êtes effectivement plus lente, plus lourde, plus sensible physiquement et émotionnellement, cela peut rendre vos règles beaucoup plus confortables.

Votre alimentation peut aussi aider à soulager la douleur
Si vous faites attention à ce dont votre corps a besoin à chaque moment, vous pouvez non seulement réduire votre douleur, mais aussi équilibrer votre humeur, votre niveau d’énergie et votre digestion. Les acides gras oméga-3 (par exemple, graines de lin, noix, graines de chia, algues marines) ont un effet anti-inflammatoire. De plus, selon les recherches, les femmes qui en consomment régulièrement rapportent des douleurs menstruelles plus légères.
On peut dire la même chose des aliments riches en magnésium et en vitamine B6, comme les céréales complètes, mais en cas de symptômes sévères du SPM, il est aussi conseillé de considérer la prise de suppléments de magnésium bien absorbés. Il est également important de veiller à un apport suffisant en vitamine E, tout en évitant la caféine, l’alcool et les aliments transformés. Ceux-ci peuvent considérablement augmenter l’effet des prostaglandines, renforçant indirectement la douleur.
La mauvaise nouvelle est que pendant la phase lutéale, nous avons tendance à désirer justement ces aliments transformés et inflammatoires, mais la bonne nouvelle est qu’avec une alimentation équilibrée, en vivant en synchronie avec son cycle, on peut réduire énormément les crises de boulimie.
Important : si la douleur dure plus de trois jours, si le saignement est anormalement abondant, avec des caillots, ou si vous remarquez de nouveaux symptômes, consultez impérativement un gynécologue fiable ! En écoutant les signaux de votre corps, en soutenant votre système hormonal et en vivant en synchronie avec votre cycle dans la mesure du possible, vous avez déjà fait beaucoup pour que ces jours ne soient pas une question de survie, mais de soin de soi.
Et une autre chose essentielle que nous ne pouvons pas ignorer : d’après mon expérience et celle de mes clientes, les facteurs émotionnels influencent souvent profondément notre relation avec notre cycle. Cela affecte aussi la douleur que nous ressentons pendant nos règles. Il est très important de savoir quels modèles nous avons reçus à la maison, comment on nous a parlé de notre cycle, si nous avons des traumatismes ou des sentiments de honte liés à cela ou à la féminité en général... Cela compte énormément si nous portons ce « paquet » négatif ou au contraire le soutien, la naturalité et l’acceptation.











