Il y a un moment précis dans l'année où le four redevient le centre de la maison : les gratins, les tourtes, les volailles du dimanche, les gâteaux improvisés un après-midi de pluie. Et c'est exactement ce moment-là qu'il choisit pour fumer au préchauffage et parfumer la cuisine d'une odeur de vieille graisse. Chez moi, le déclic est toujours le même : on ouvre la porte, on voit la vitre jaunie, et on se dit qu'on s'en occupera plus tard. Plus tard, c'est trois mois après, quand la couche est devenue une croûte.
Comprendre ce qu'on a vraiment sur les parois
Un four sale, ce n'est pas une seule saleté mais trois, et elles ne se traitent pas pareil. Il y a la graisse fraîche, souple, qui part avec une éponge et de l'eau très chaude savonneuse. Il y a la graisse recuite, brune et collante, qui a subi plusieurs cycles de chaleur et qui demande du temps de pose. Et il y a le carbonisé, ces points noirs durs au fond de la cuve ou sur la sole, qui ne partiront qu'en les ramollissant d'abord. Attaquer les trois avec le même geste, c'est la garantie de frotter beaucoup pour un résultat moyen.
Avant toute chose : on sort tout. Grilles, lèchefrite, supports latéraux si votre modèle le permet. Ils se nettoient bien mieux à plat, dans l'évier ou dans la baignoire sur une vieille serviette, que coincés dans la cuve. Un détail qui change la vie : laissez-les tremper dans de l'eau très chaude avec du liquide vaisselle pendant que vous vous occupez du four. Le temps travaille à votre place.






