Je sais exactement à quel point on peut aimer profondément et sincèrement un animal de compagnie. Pourtant, je ne pense pas que dire au revoir à mon chat, aussi douloureux que cela ait été, puisse s’approcher de l’horreur que je ressentirais si quelque chose arrivait à mon enfant.
Pourtant, on entend de plus en plus souvent cette comparaison. Des parents de chiens, des « dog moms » et « dog dads » postent de petites « photos de famille », avec des gâteaux d’anniversaire et leurs compagnons en tenue.
Je trouve ça un peu étrange, mais honnêtement, ça ne me dérange pas. Pourquoi le ferait-ce ? Ça les rend clairement heureux, les animaux semblent bien traités, et cela ne fait de mal à personne. Alors, qu’ils soient heureux !
Mais récemment, quand une connaissance m’a expliqué qu’elle savait exactement ce que c’était d’être mère, car elle avait un chien (!!!), j’ai failli tomber de ma chaise. Je ne comprends pas comment on peut prendre cette comparaison au sérieux, mais apparemment, de plus en plus de gens le font. Alors voilà : nous sommes en 2025, et j’écris cet article pour dire que non, avoir un chien (ou un chat, un hamster, une fougère d’intérieur) ce n’est pas comme avoir un enfant. Et crois-moi : tu ne les aimes pas de la même façon.

Un autre type d’amour
On peut aimer son chien infiniment, sans condition, et je crois sincèrement que c’est ainsi qu’on doit aimer les animaux que l’on accueille chez soi. Mais cet amour n’est pas le même que celui qu’on porte à un enfant. Un enfant n’est pas seulement un compagnon, c’est aussi un miroir, une responsabilité et un avenir. On ne peut pas laisser un enfant dans une pension quand on part en vacances. Un enfant ne se contente pas d’être nourri deux fois par jour et promené, et on ne peut pas le laisser seul quelques heures le soir pendant qu’on va voir un ami.
Un enfant a besoin de soutien pendant des décennies – émotionnel, matériel, intellectuel – et tu dois prendre des décisions nombreuses pour son avenir.
Prendre soin d’un chien est aussi une responsabilité, c’est évident. Mais façonner la vie d’un enfant et s’occuper d’un chien sont des tâches tout simplement incomparables. Même si les deux impliquent des nuits blanches, des responsabilités et des dépenses. Je ne dirais jamais que s’occuper d’un animal n’est pas un gros travail et une grande responsabilité. Je dis juste que ce n’est pas pareil qu’un enfant. Et on ne peut pas comparer un animal à un enfant – ce dernier reste un être humain.

Pourquoi les comparer ?
J’ai récemment lu un post sur internet écrit par un père en deuil. Il racontait qu’après avoir perdu sa petite fille d’une maladie mortelle et être retourné au travail, un collègue lui avait dit qu’il comprenait ce qu’il ressentait, car son chien était aussi récemment décédé.
Franchement, tout mon respect à ce père qui a simplement écrit un post désespéré sur internet, sans renverser son collègue avec sa chaise roulante.
Je vais poser une question un peu morbide : si tu ne peux sauver qu’un seul entre un chien qui s’étouffe et un enfant qui s’étouffe, qui choisirais-tu ?
Je ne crois pas qu’il y ait une personne sensée qui ne sauverait pas l’enfant. Parce que sa vie a plus de valeur.
Le pire, c’est que je déteste moi aussi poser cette question. Non, ce n’est pas agréable de comparer deux êtres vivants et de penser à laquelle de leurs morts serait la « moins pire ». Honnêtement, je ne penserais jamais à ça toute seule. Quand je vois de jolis chiens dans la rue, je ne me dis pas « oh qu’il est mignon, mais je ne sauverais pas un enfant qui s’étouffe pour lui », simplement parce que je ne suis pas psychopathe.
Je n’aime pas cette comparaison, mais ce n’est pas moi qui l’ai commencée. Si quelqu’un la lance et agit comme si chiens et enfants étaient égaux, je le dirai clairement : non, ils ne le sont pas. Et ils n’ont pas besoin de l’être. On peut aimer nos animaux. On peut ressentir pour eux un soin sincère, profond et un engagement réel. Cet amour et ce lien sont légitimes, importants et valides, même si on ne les compare pas à la relation parent-enfant. Alors, s’il vous plaît, évitons cette comparaison.











