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Parfois, il ne faut pas progresser, il faut juste survivre – Le piège de la manie de la croissance

Fehér Dia4 min de lecture
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Parfois, il ne faut pas progresser, il faut juste survivre – Le piège de la manie de la croissance — Mode de vie
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Le développement n'est plus aujourd'hui une option, mais une exigence. Une tendance que, si tu ne suis pas, tu dois presque en avoir honte. La société suggère que si tu ne avances pas, tu es en retard. Pourtant, la vérité est que ce n'est pas toujours possible, ni nécessaire de progresser. Parfois, il suffit juste de respirer, de survivre.

Survivre ≠ échec

Beaucoup pensent que si ils arrivent à peine à passer la journée, c'est un échec. S'il n'y a pas eu le yoga à 5h30, l'écriture dans le journal, les 3 litres d'eau et les 10 000 pas, alors quelque chose a mal tourné. Pourtant, il y a des périodes où l'objectif n'est pas la croissance, mais la survie. Quand ce qui compte, c'est juste que tu t'es levé, que tu t'es cuisiné quelque chose, ou simplement que tu n'as pas pleuré. Ce n'est pas une faiblesse, c'est humain et tout à fait normal.

La manie de la croissance et l'épuisement vont de pair

La culture du « self-improvement » peut facilement devenir une exploitation de soi, car le désir constant de progresser est épuisant. Surtout quand en même temps, un traumatisme, de l'anxiété, une dépression, un deuil, ou les difficultés de devenir adulte pèsent sur tes épaules. Dans ces moments-là, tu n'as pas besoin du prochain objectif, mais d'un gros câlin et de paix.

La manie de la croissance rend aussi difficile de s'arrêter et de simplement exister. Parce que si tu ne progresses pas, que fais-tu ? Tu perds ton temps ? Non. Tu te recharges. Tu guéris. Tu respires. C'est aussi une forme de « faire ».

Dangers de la manie de la croissance
Source: unsplash.com

L'autre visage de la croissance : le repos

Nous oublions souvent que le développement ne se mesure pas seulement à ce que nous accomplissons visiblement, mais aussi à ce que nous laissons aller. Peut-être que tu n'as pas appris l'italien cette année, mais tu as appris à ne pas te mettre dans des situations toxiques. Peut-être que tu n'es pas allé à la salle de sport, mais tu es enfin allé voir un psychologue. C'est aussi de la croissance. Plus silencieuse, moins « postable », mais beaucoup plus profonde.

Ne te sens pas moins bien simplement parce que tu ne progresses pas en ce moment

La vie est cyclique, il y a des périodes actives et passives : parfois tu cours, parfois tu t'arrêtes pour boire de l'eau. Aucune n'est meilleure que l'autre. Tu n'es pas un robot pour être toujours productif, tu es un humain - et faire partie de l'existence humaine signifie parfois juste survivre aux jours. Ce n'est pas un signe d'échec, mais plutôt d'humanité.

Un collègue très cher m'a toujours dit avant une échéance : « Repose-toi dessus ! » Et il avait raison, car ces quelques heures de détente étaient très bénéfiques quand c'était possible. Il en va de même pour le développement. Avant d'atteindre la prochaine étape ou de faire le premier pas, il n'y a aucun mal à prendre un peu de force.

Il est aussi vrai pour la santé mentale que le développement n'est pas une ligne droite ascendante, mais plutôt une vague avec des hauts et des bas, parfois une régression, parfois une stagnation. Donc ne t'inquiète pas si il y a une semaine tu pouvais dire non sans problème, et maintenant tu es anxieux à ce sujet.

Si tu es en ce moment dans une période où le progrès ne vient pas, ne te blâme pas, tu n'en es pas moins. Parfois, le plus grand courage n'est pas de franchir un obstacle, mais de t'autoriser à te reposer. La survie n'est pas l'opposé de la croissance, c'est parfois son avant-coureur.

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