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7 comportements que des hommes condamnés pour féminicide avaient en commun avant de tuer leur compagne

Szőke Angéla5 min de lecture
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7 comportements que des hommes condamnés pour féminicide avaient en commun avant de tuer leur compagne — Loisirs
Dans cet article

Dans le monde, une femme est tuée par son partenaire ou un membre de sa famille toutes les dix minutes. Derrière chacun de ces drames se cache un même schéma, progressif et méthodique. Des chercheurs ont analysé les témoignages d'hommes condamnés pour le meurtre de leur compagne. Sept points communs ont émergé — et ils sont glaçants.

L'isolement total

C'est le premier et le plus constant des mécanismes : couper la femme de toutes ses relations. Le partenaire se montre jaloux des amis, de la famille, et finit par poser un ultimatum : lui ou eux.

Une fois seule, sans soutien extérieur, la victime se retrouve entièrement dépendante de lui. Sa confiance en elle s'érode, son réseau disparaît, et l'emprise de l'homme se renforce à chaque jour qui passe.

Le monde extérieur présenté comme une menace

En parallèle de l'isolement social, l'auteur installe une peur du monde extérieur. Il convainc sa compagne que tout ce qui existe en dehors de leur couple est dangereux. Voisins, médecins, inconnus : tous sont des ennemis potentiels selon lui.

En se posant en unique protecteur dans un monde hostile, il justifie sa domination et rend la femme encore plus dépendante de lui. C'est une manipulation aussi simple qu'efficace.

L'interdiction de travailler

Ces hommes supportent mal que leur compagne ait un emploi. Et pour cause : au travail, elle peut parler à des collègues, raconter ce qu'elle vit à la maison, et surtout gagner sa propre autonomie financière.

Un salaire, c'est une porte de sortie possible. Des collègues, ce sont des témoins potentiels. L'homme use donc de pression, de reproches répétés — « tu nous négliges », « ta place est à la maison » — jusqu'à ce que la femme finisse par démissionner, se retrouvant totalement dépendante de lui sur le plan matériel.

Le gaslighting

Après la période idyllique du début, vient le temps de la manipulation psychologique. Le gaslighting commence par de petits mensonges anodins, puis s'intensifie jusqu'à faire douter la femme de sa propre perception de la réalité.

Elle ne sait plus si ce qu'elle ressent est réel. Elle remet en question ses souvenirs, ses émotions, son jugement. Et si elle tente de confronter son partenaire, il minimise ses actes, retourne la situation — et se pose lui-même en victime. C'est une forme de violence invisible, mais profondément destructrice.

Le contrôle du corps

Le contrôle ne s'arrête pas à l'esprit : le corps de la femme devient lui aussi un territoire dominé. Ces hommes décident de ce qu'elle mange, de son poids, de ses vêtements, de ses médicaments. Ils considèrent son corps comme leur propriété.

Ils peuvent lui confisquer ses clés de voiture pour l'empêcher de partir, imposer des relations sexuelles sans son consentement, ou encore refuser toute contraception — sachant qu'une grossesse est un moyen supplémentaire de la garder sous leur emprise.

L'accès aux soins médicaux bloqué

Les professionnels de santé sont formés pour repérer les signes de violence. C'est précisément pour cette raison que ces hommes font tout pour que leur compagne ne consulte pas de médecin.

Ils restreignent l'accès aux gynécologues — notamment pour éviter que des grossesses non désirées soient prises en charge — et s'opposent fermement à toute consultation psychologique. Un thérapeute pourrait nommer ce qui se passe. Et ça, ils ne peuvent pas se le permettre.

La complicité des autres hommes

C'est peut-être le point le plus troublant de tous. Dans chaque cas étudié, des hommes de l'entourage — amis, frères, cousins — ont joué un rôle dans l'impunité de l'auteur.

Cette complicité prend plusieurs formes : minimiser les violences, les encourager tacitement, ou aller jusqu'à aider activement à dissimuler les preuves, voire le corps de la victime. Dans chaque cas, ces hommes ont contribué à rendre le crime possible. La violence conjugale ne se passe jamais dans un vide social.

Que faire si vous reconnaissez ces signes ?

Si vous vous reconnaissez dans ces situations — ou si vous pensez à quelqu'un de votre entourage — n'attendez pas. En France, le 3919 (numéro national de référence pour les femmes victimes de violences) est disponible 7 jours sur 7. Vous pouvez aussi vous rendre aux urgences ou contacter les forces de l'ordre. Parler à quelqu'un, c'est déjà briser l'isolement.

Ces 7 signaux sont-ils toujours présents en même temps ?

Pas nécessairement. Certains cas présentent tous ces comportements, d'autres seulement une partie. Mais l'isolement progressif et le contrôle du corps sont les points les plus systématiquement retrouvés dans les témoignages analysés.

Le gaslighting est-il facile à identifier de l'extérieur ?

Il est souvent très difficile à repérer, même pour l'entourage. Comme il s'installe progressivement, la victime elle-même finit par douter de sa propre réalité. C'est ce qui le rend si dangereux et si difficile à nommer.

Pourquoi les amis ou la famille ne réagissent-ils pas toujours ?

Comme l'indique l'article, certains membres de l'entourage masculin minimisent activement les violences ou ferment les yeux. D'autres ne réalisent tout simplement pas la gravité de la situation, ou ne savent pas comment intervenir sans aggraver les choses.

L'interdiction de travailler est-elle un signe légalement reconnu de violence conjugale ?

Oui. Le contrôle économique — qui inclut empêcher la compagne de travailler ou de gérer son propre argent — est reconnu comme une forme de violence conjugale dans de nombreux pays, dont la France.

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