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Joie intense, puis regret soudain : comment j’ai appris à vivre avec un trouble du contrôle des impulsions

Barbara Dubois4 min de lecture
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Joie intense, puis regret soudain : comment j’ai appris à vivre avec un trouble du contrôle des impulsions — Santé

Le trouble du contrôle des impulsions se manifeste par une difficulté à résister aux envies soudaines et instinctives, même quand on sait qu’elles peuvent avoir des conséquences négatives. Ce n’est pas juste une question de tempérament « un peu plus vif », mais plutôt un système de récompense cérébrale qui s’emballe, reléguant la raison au second plan.

Ces comportements apportent un soulagement ou une joie immédiate, mais souvent suivis de culpabilité, de regrets et de frustration sur le long terme.

Je n’ai jamais reçu de diagnostic officiel, mais au fil de mon cheminement personnel, il est devenu clair que je lutte aussi avec ce trouble. Pendant longtemps, je pensais simplement être une personne « passionnée » : je prends des décisions impulsives, je m’enthousiasme rapidement, puis je regrette tout aussi vite mes actes. Mais en apprenant à mieux me connaître, j’ai compris que ce n’était pas qu’un trait de personnalité. C’est un mode de fonctionnement à comprendre et à gérer – pas à cacher.

Mon parcours

Cet article n’est pas un guide professionnel ni une liste de conseils médicaux. Je partage simplement ce qui m’a aidée à vivre avec mon impulsivité.

La première étape pour moi a été l’acceptation. Pendant des années, je culpabilisais pour chaque plaisir soudain. Que ce soit un achat « inutile » ou l’envie de réorganiser ma bibliothèque en pleine nuit, je me sentais faible ou irresponsable. Aujourd’hui, je sais que mon impulsivité n’est pas mon ennemie. J’ai appris à aimer cette part de moi, à voir combien de spontanéité, de créativité et d’énergie elle apporte. Combien de fois elle m’a menée vers des aventures passionnantes ou m’a poussée à entreprendre des choses que je n’aurais jamais osé faire autrement.

Je ne veux pas m’en débarrasser, juste la maîtriser. Maintenant, quand une idée impulsive surgit, je prends un instant pour me demander : « Quelle situation cela créerait-il si je cédais à cette tentation ? »

Par exemple, si je pense à réaménager complètement mon salon, je sais que ça ne fait de mal à personne. Je me laisse porter par l’élan : je bouge les meubles et savoure la montée de sérotonine dans mon cerveau. Ces impulsions inoffensives sont souvent bénéfiques.

Mais si l’envie entraîne des conséquences – comme une dépense imprévue, repousser un travail urgent ou blesser quelqu’un –, alors je freine. Je reprends les rênes. Je me demande : « Pourquoi est-ce que je veux faire ça maintenant ? Est-ce juste pour la nouveauté, ou est-ce que j’essaie d’éviter autre chose ? »

Femme payant avec sa carte bancaire à un terminal

Car le comportement impulsif reflète souvent non pas la situation elle-même, mais ce que nous refusons de ressentir ou d’affronter. Par exemple, vouloir tester une nouvelle recette peut être un simple désir de changement – mais si je cuisine juste pour éviter de noter mes dépenses hebdomadaires dans un tableau Excel, c’est une toute autre histoire.

Quand je cherche juste un « shoot de sérotonine » au mauvais endroit, qui pourrait freiner ma vie sur le long terme, j’essaie de transformer cette envie en quelque chose de positif. Au lieu de dépenser sans compter, je vais faire du sport. Ça semble dur au début, mais comme l’exercice libère la même hormone du bonheur, ça marche souvent pour moi. Si je fuis une tâche désagréable, je fais un compromis : d’accord, je teste la recette, mais pendant la levée de la pâte, je consacre 10-15 minutes à ce que je procrastine.

Femme en tenue de sport

Ces petits pas m’aident à ne pas être contrôlée par mes impulsions, mais à les guider. Je ne dis pas que c’est toujours facile, mais la plupart du temps, ça fonctionne bien. Et surtout : je ne me bats plus contre moi-même.

L’impulsivité n’est pas une honte, c’est une forme d’énergie. Parfois, elle déborde, mais si on apprend à la canaliser, elle devient une alliée, pas une ennemie. Je ne veux plus la faire taire – juste apprendre à vivre avec, avec amour, patience et un peu d’humour.

Ces méthodes ont marché pour moi, et je me sens aujourd’hui bien, mais je tiens à souligner : si quelqu’un se sent dépassé, il n’y a aucune honte à demander de l’aide. Chercher un soutien professionnel n’est pas une faiblesse, c’est une décision consciente qui montre qu’on est prêt à avancer.

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