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Quand « il n’y a personne à aimer » : adopter un chien, est-ce une bonne idée ?

Schuster Borka3 min de lecture
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Quand « il n’y a personne à aimer » : adopter un chien, est-ce une bonne idée ? — Famille
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Contrairement aux relations humaines, souvent complexes et sources de malentendus, la relation avec un chien est souvent simple et directe. Les chiens sont très sensibles aux émotions humaines, ils perçoivent souvent l’anxiété de leur maître et apportent du réconfort rien que par leur présence. Cette compréhension intuitive peut apaiser la solitude et la tension, créer un sentiment d’appartenance et d’acceptation, et offrir un espace sécurisé dans un monde parfois perçu comme étranger et hostile.

Chiens et santé mentale

Les bienfaits de la présence canine sur la santé mentale sont bien établis. De nombreuses études montrent que les interactions avec les chiens réduisent le stress, la tension artérielle, et augmentent le taux d’ocytocine, l’hormone liée à l’attachement et à l’amour. Pour les personnes souffrant de dépression ou d’anxiété, un chien peut être une source fiable de réconfort et de compagnie, atténuant le sentiment d’isolement.

Kutyák hatása a mentális egészségre
Source: unsplash.com

Le rôle des chiens dans la création d’un sentiment de sécurité

À l’image des schémas d’attachement humains, les chiens offrent un sentiment de sécurité à leurs maîtres. Cela est particulièrement vrai pour les personnes ayant un style d’attachement insécurisé, qui ont du mal à faire confiance ou à s’appuyer sur les autres.

La présence stable et prévisible d’un chien peut être une île apaisante, aidant à construire une base sécurisante d’où gérer plus facilement nos émotions.

Cependant, cela ne signifie pas qu’un chien peut assurer tous les aspects d’une relation d’attachement sécurisée au sens humain. Le chien remplit la fonction d’abri en offrant un lieu sûr où se retirer en cas d’anxiété. En revanche, il ne peut pas stimuler l’aspect exploratoire du système d’attachement, comme le partenariat orienté vers un but qui aide à identifier de nouvelles stratégies pour s’adapter à l’environnement.

Un chien ne peut pas non plus fournir les réflexions verbales qui aident à se sentir compris dans le monde humain. Mais ces différences ne diminuent en rien la valeur des chiens pour la sécurité émotionnelle.

Dans certains cas, les animaux de compagnie peuvent même créer des attachements plus sécurisants que ceux entre humains. Les recherches montrent que l’attachement aux animaux domestiques peut être mesuré de la même manière que celui aux humains. Mais il arrive que cet attachement ne corresponde pas exactement à celui que l’on a avec les personnes.

Par exemple, une personne évitant les partenaires demandant une proximité peut ne pas manifester cette caractéristique avec son animal, et prendre plaisir à caresser ou réconforter son chien. Offrir de la chaleur et de l’amour à son chien peut, avec le temps, aider à apprendre à faire de même avec les humains. Les propriétaires d’animaux montrent généralement moins d’attachement anxieux que ceux qui n’en ont pas.

Les chiens, catalyseurs d’interactions sociales

Au-delà de l’attachement individuel, les chiens favorisent les interactions sociales et servent de pont vers les relations humaines. Les propriétaires de chiens constatent souvent que leurs compagnons attirent l’attention et facilitent les conversations lors des promenades, dans les parcs à chiens ou d’autres espaces communautaires.

Les chiens sont particulièrement précieux pour les personnes souffrant d’anxiété sociale ou ayant du mal à nouer de nouvelles relations, car ils offrent un sujet de conversation naturel et rassurant.

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