Pour préserver ta paix intérieure, il faut parfois ranger certaines personnes sur une étagère bien précise.
Acceptation
J’accepte chaque membre de ma famille tel qu’il est, sans chercher à les changer. J’ai fait la paix avec leurs personnalités, mais je rends visite régulièrement seulement à ma mère. Je passe chez mon père à son anniversaire et à Noël, pas autrement. J’envoie une carte à ma tante, j’invite mon oncle chez moi. Je téléphone souvent à un cousin, l’autre est bloqué sur tous les réseaux. Et c’est parfait ainsi, chacun est à sa place.
Maman
J’ai passé tellement de temps et d’énergie à excuser le comportement de ma mère que cela a pris une grande part de ma capacité mentale et émotionnelle. Quand j’en ai pris conscience, j’ai dit stop. Ce n’est pas à moi de me demander si elle critique mon poids parce qu’elle manque de confiance en elle ou si elle minimise mes réussites par jalousie inconsciente. J’ai décidé que je ne suis pas psychiatre, ce n’est pas mon rôle d’analyser ni d’expliquer ses remarques blessantes. J’ai tout de suite vu qu’elle avait remarqué ce changement. Comme si un sort avait été brisé, la sorcière semblait surprise que ses mots toxiques ne m’atteignent plus. Quelle libération.
La question
Ma sœur cadette m’a un jour demandé pourquoi j’achetais toujours des cadeaux plus chers à ma sœur aînée qu’à elle. Je lui ai simplement répondu que je ne cherche pas à changer mes frères et sœurs, je les traite juste comme ils le méritent. Elle a été blessée, mais j’ai vu qu’elle réfléchissait.
Se libérer
Dans mon cercle d’amis, j’aurais donné ma main au feu pour chacun. Puis, certains ont révélé leur vrai visage. J’ai perdu mon emploi à cause d’une restructuration et, en pleine recherche de logement (caution, déménagement, etc.), j’ai traversé trois mois difficiles où j’avais besoin d’aide. Sur six amis, trois m’ont prêté de l’argent. Je précise que mon opinion n’a pas changé parce que certains n’ont pas aidé, ni parce qu’un autre l’a fait. C’est la personne la plus aisée qui ne m’a pas aidée, disant qu’elle ne pouvait pas. Je n’ai pas été déçue qu’elle ne donne pas, mais parce qu’elle m’a menti. Un autre a donné, mais a ensuite constamment rappelé sa dette, ce qui m’a blessée. J’ai vite retrouvé un emploi et remboursé mes dettes. Finalement, j’ai été heureuse que cette situation arrive, car j’ai compris que je devais repositionner deux amis proches dans ma vie. Pas de rancune, on s’entend bien quand on se voit, mais ils ne font plus partie de mon cercle intime.

La réalité
Je n’ai plus d’attentes envers mon entourage proche. Je sais que mon mari ne fera pas la vaisselle, que mon collègue ne fera pas d’heures sup, que ma mère ne me soutiendra pas et que mon frère ne m’aidera pas. Je ne juge pas. En échange, ils reçoivent de moi autant que je reçois d’eux, ni plus ni moins. Parce que protéger ma santé mentale est prioritaire.
L’aide
Une amie a lancé une entreprise de décoration florale et je l’aidais régulièrement. J’aimais ça, on passait beaucoup de temps ensemble et je n’ai jamais accepté d’argent. Puis j’ai remarqué que j’étais la seule amie à l’aider, et qu’on ne se voyait plus que pour ça. Elle allait à la plage, au bowling, à des concerts avec d’autres amies, partageant leurs photos, mais jamais avec moi autrement que pour travailler. Je n’ai pas été en colère, mais j’ai compris qu’elle m’utilisait comme main-d’œuvre gratuite depuis presque un an. J’ai tiré ma leçon. Je ne l’ai pas bloquée ni confrontée, j’ai juste refusé les prochaines fois. Après trois refus, elle a proposé de me payer, mais je n’y suis pas allée. Je l’ai déplacée du cercle d’amis à celui des connaissances, et j’ai clos ce chapitre.
Les limites
Ma famille considérait comme acquis que je gérais tout et qu’on venait toujours me voir. Quand j’ai dit non pour la première fois, ils ont été choqués. Je leur ai fait remarquer qu’on est 12 dans le groupe familial et qu’il faudrait donc répartir les tâches en 12 parts. C’était le moment où j’ai posé ma première limite et où j’ai arrêté de sacrifier ma vie pour eux. Quand ils ont protesté, je leur ai rappelé que je ne cherche pas à les changer, mais à me changer moi-même.

Le patron
Mon père a dirigé plusieurs grandes entreprises, il est habitué à être le patron. Il a été stupéfait quand, à 32 ans, je lui ai dit que le « PDG » de ma vie, ce n’était pas lui, mais moi, et que je lui en étais reconnaissante, mais qu’il n’avait plus à me gérer.
Promotion
Je dirige une entreprise et je vis ma vie comme je la dirige : je décide qui j’embauche, qui je laisse partir et qui je promeus. Cette analogie m’a beaucoup aidée à éliminer les amitiés toxiques.
La boîte
J’étais proche d’une collègue. On se voyait aussi en dehors du travail, on partageait des secrets. Puis j’ai entendu une vilaine rumeur sur moi, clairement lancée par elle, car elle était la seule à pouvoir savoir. J’ai vu que les autres collègues me l’ont dite pour créer un scandale et se moquer, mais je ne leur ai pas donné ce plaisir. J’ai simplement mis cette personne dans une boîte imaginaire et j’ai agi en conséquence. Je ne m’asseyais plus à côté d’elle à la cantine, je ne discutais plus avec elle que du temps qu’il fait. Je n’avais plus de temps pour la voir en dehors du travail ni pour parler de sujets sérieux.











