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Bouffées de chaleur, apathie vaginale et cigarette surprise : bienvenue dans la puberté des pumas

Szőke Angéla5 min de lecture
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Bouffées de chaleur, apathie vaginale et cigarette surprise : bienvenue dans la puberté des pumas — Mode de vie
Dans cet article

La ménopause t'a rendue aussi indifférente qu'une adolescente en pleine crise ? Bienvenue dans le club. Cette deuxième puberté — celle qu'on n'avait pas vue venir — a ses propres règles, ses propres symptômes, et franchement, un certain charme rebelle.

Le confort avant tout

Peu importe que ma collègue ait réservé un restaurant étoilé pour son anniversaire, ou que ma belle-sœur veuille m'emmener à l'Opéra : je ne remettrai plus jamais des talons hauts, cette époque est révolue. À la maison, je file directement dans mon jogging déformé aux genoux et mon t-shirt fétiche orné d'un lapin vert psychédélique. Pas très sexy ? Peut-être. Mais je suis à l'aise, et ça fait aussi office de pyjama. « Qu'est-ce que mon mari en pense ? » D'une part, je ne lui demande pas. D'autre part, il porte exactement la même tenue.

La télépathie, c'est maintenant

Accepte-le : je cherche mes mots, je ne les trouve plus, et tout ce que je réussis à articuler, c'est un « euh… tu vois… » accompagné de grands gestes vagues. Devine ce que je veux dire. C'est ton problème, pas le mien.

Peut-être… l'année prochaine

Tu te demandes pourquoi j'ai acheté toute une collection de décorations printanières si je ne les sors même pas ? Écoute, je n'ai pas l'énergie en ce moment. Elles attendent sagement dans le placard et je les installerai… l'année prochaine. Ou pas.

Mon programme télé, ne le discute pas

Oui, je ne regarde que des documentaires sur des crimes non résolus. Et alors ? C'est fascinant, c'est reposant, et personne ne me demande de faire quoi que ce soit pendant quatre-vingt-dix minutes.

Les conseils non sollicités ? Terminé

Si quelqu'un — sans qu'on lui ait rien demandé — veut me donner des conseils de santé, je n'ai plus l'énergie de faire semblant que ça m'intéresse. Je devrais manger plus de légumes ? Merci, je sais, mais hier soir j'ai dîné d'une glace. Faire de la musculation pour mes os ? Il ne manquerait plus que ça — je suis déjà contente d'être debout après une nuit blanche à me retourner dans tous les sens.

Entre deux vagues de chaleur

Chéri, je comprends que tu veuilles te blottir contre moi, mais j'ai chaud. La bouffée de chaleur me donne l'impression de brûler vive, alors s'il te plaît, reste de ton côté du lit jusqu'à ce que je fasse signe que tu peux approcher.

Le brouillard mental

Je ne m'étonne plus de me souvenir parfaitement des paroles de toutes les chansons des années 90, mais d'avoir complètement oublié pourquoi je suis entrée dans la cuisine. C'est ainsi. Le cerveau fait ses propres choix.

L'expérimentation tardive

Mes amies — qui souffrent tout autant — et moi avons décidé qu'il était temps d'essayer. L'une d'elles a obtenu quelques cigarettes via son fils — déjà roulées, évidemment, parce qu'aucune de nous n'aurait su comment faire. On a fumé le truc sur la terrasse et on a ri pendant des heures. Une petite rébellion de femmes de cinquante ans, en retard sur le calendrier, mais délicieuse quand même.

Je vérifie mon sac, klaxonne si tu veux

Les impatients qui klaxonnent derrière moi au drive du fast-food peuvent s'énerver autant qu'ils veulent : je vais quand même vérifier le contenu du sac en papier, parce que si la sauce manque encore une fois, c'est moi qui vais péter un câble à la maison. Ou pleurer. Les deux sont déjà arrivés. Foutus hormones.

L'apathie, version intime

Après mon divorce, entre 45 et 50 ans, j'ai adoré sortir, rencontrer des hommes, flirter. Puis j'ai arrêté — par manque d'intérêt. Ce ne sont pas eux qui ne s'intéressent pas à moi, c'est moi qui ne ressens plus rien. Je n'en suis pas encore au désert absolu, mais disons que le calme règne dans la région. Ma libido a pris ses quartiers d'hiver, et honnêtement, il y a quelque chose de libérateur à ne plus courir après quoi que ce soit.

L'ouïe sélective

Ma fille dit que je me comporte comme une ado mal élevée, parce que désormais je n'entends que ce que je veux entendre. Si mon mari ou l'un des enfants me sollicite pendant que je suis dans le bain ou que je regarde ma série, je décide simplement que je n'ai rien entendu. C'est extraordinairement libérateur. Je recommande à tout le monde.

La responsabilité ? Connais pas

Cette deuxième puberté a réveillé en moi un beau détachement. J'ai compris, à cet âge, que le monde ne s'effondre pas si je ne fais pas certaines choses. Le linge déborde du panier ? On a plein de vêtements, on portera les autres. Cuisiner ? Pas ce soir — tout le monde trouvera bien quelque chose, personne ne mourra de faim. Tondre la pelouse ? Mon mari s'en chargera, ou l'herbe poussera, je m'en fiche. Moi qui ai passé ma vie à tout gérer avec un sens du devoir à toute épreuve, j'ai avalé la pilule du je-m'en-foutisme et c'est un soulagement immense.

Au boulot, le minimum syndical

Au travail, je ne me bats plus. Les « défis professionnels » ne m'excitent plus. J'ai compris depuis longtemps qu'il est inutile de se sacrifier pour une entreprise ou un chef : je fais ce qu'on attend de moi, ni plus ni moins, et je rentre chez moi.

Cette puberté-là, personne ne nous avait prévenues. Mais entre les bouffées de chaleur, le brouillard et l'indifférence assumée, il y a quelque chose qui ressemble étrangement à la liberté.

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