Septembre, c'est la saison des retrouvailles à rallonge : les cousins qui rentrent de vacances, les voisins qu'on n'a pas vus depuis juin, la tablée qui passe de six à douze en un coup de téléphone. Le vrai défi n'est pas la quantité — un four et deux grands plats suffisent — mais le temps d'attente. Entre le moment où le plat sort du four et celui où tout le monde est enfin assis, il se passe presque toujours vingt minutes. Certains plats les traversent sans broncher, d'autres s'effondrent. Toute la réussite d'un repas de rentrée tient dans ce choix-là.
Choisir un plat qui aime attendre
Les préparations qui supportent le mieux la patience sont celles qui contiennent du gras, de l'amidon et un peu d'humidité liée : gratins de légumes, lasagnes, tians, blanquettes, curry de lentilles, riz au four. À l'inverse, les viandes grillées minute, les poissons blancs, les pâtes fraîches à l'eau et les légumes verts croquants se dégradent en quelques minutes. Une bonne tablée de rentrée se construit donc autour d'un plat unique généreux, complété par une grande salade assaisonnée au dernier moment et du bon pain. C'est moins spectaculaire que trois services, mais infiniment plus confortable pour celle qui cuisine.






