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Je suis fatiguée de devoir toujours « bien paraître » – assez de cette pression constante

Nyul Debóra4 min de lecture
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Je suis fatiguée de devoir toujours « bien paraître » – assez de cette pression constante — Mode de vie
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Tu as déjà eu ce sentiment de ne pas pouvoir sortir comme ça dans la rue ? Comme si tu devais répondre à une attente invisible ? Tu n’es certainement pas seul·e dans ce cas.

Le matin, devant le miroir, je me surprends parfois à attraper mon maquillage, non pas parce que j’ai envie d’un peu de mascara, mais parce que c’est devenu une obligation. Comme si on ne pouvait pas simplement sortir sans rien. Un peu de fond de teint, un peu d’ombre à paupières, un « bon effet », une attente sociale. Et souvent, c’est vraiment épuisant.

L’illusion de la perfection

Aujourd’hui, retoucher une photo ne prend que quelques clics. Les filtres, la retouche, et même les images générées par l’IA influencent ce que l’on considère beau. Mais n’oublions pas que cette réalité digitale est un miroir déformant de ce que nous percevons comme une « attente », souvent loin de la vie quotidienne des gens.

Pourtant, cette fausse perfection devient souvent la norme. Pas étonnant que beaucoup ressentent le besoin d’être toujours impeccables. Sinon, arrivent les remarques – souvent dites sans malice, mais qui peuvent faire mal :

– « Tu as l’air fatigué·e, tout va bien ? »
– « Tu es un peu différent·e aujourd’hui, tu n’es pas malade ? »
– « Tu es si belle comme ça, pourquoi tu ne te maquilles pas plus souvent ? »

On a presque tous entendu ce genre de phrases qui renforcent en nous l’idée que si on n’est pas « arrangé·e », c’est qu’il y a un problème.

Ce n’est pas le maquillage qui pose problème, mais le « devoir »

Je ne pense pas que le souci vienne des jolies tenues, du maquillage ou du parfum. Moi aussi, j’aime parfois m’habiller avec soin, tester une nouvelle ombre à paupières ou prendre un peu plus de temps pour choisir comment je sors. Mais quand ce n’est plus pour notre plaisir, mais pour répondre à une attente extérieure, ce n’est plus une expression de soi, c’est une pression.

Le problème commence quand ce n’est plus nous qui décidons comment nous voulons paraître, mais le monde extérieur qui choisit à notre place.

La beauté ne dépend pas du maquillage

Sauf si on va dans un endroit où il faut vraiment s’habiller chic (comme au théâtre), on est parfaitement bien dans un jogging confortable, les cheveux fraîchement lavés mais pas coiffés, sans maquillage.

La beauté ne réside pas seulement dans l’apparence, mais dans notre bien-être physique, mental et émotionnel. C’est l’énergie que l’on dégage, notre authenticité.

Peut-être que ce jour-là tu n’as pas mis de parfum, ni suivi les dernières tendances. Cela ne veut pas dire que tu ne prends pas soin de toi – peut-être que c’était ce qui te mettait à l’aise, et c’est parfaitement OK.

Retrouvons-nous

Ce n’est pas facile de faire face à cette pression chaque jour. Mais on peut commencer à retrouver ce sentiment où ce ne sont plus les attentes extérieures, mais nos besoins intérieurs qui définissent notre présence au monde.

Ne t’excuse pas, par exemple, de venir travailler sans maquillage. Ne te sens pas moins bien si un jour tu ne te trouves pas jolie – ce n’est pas ça qui détermine ta valeur. Et surtout, évite de faire aux autres des remarques que tu ne voudrais pas entendre toi-même.

C’est plus facile ensemble

Je crois que si nous sommes plusieurs à changer notre regard, à lâcher l’illusion de la perfection, à nous encourager mutuellement à accepter que nous sommes assez tels que nous sommes, alors nous pourrons vraiment commencer à vivre dans un monde plus apaisé et sincère.

Parce que la beauté n’est pas un état à atteindre. La beauté est en nous – même quand on fait juste une course en jogging.

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