Purger, pas à pas, sans y passer la journée
Commencez par couper la chaudière ou la pompe à chaleur et laissez l'installation se calmer une bonne demi-heure : on purge une installation à l'arrêt, pas en pleine chauffe, pour éviter les projections d'eau brûlante. Munissez-vous d'une clé de purge adaptée (certains modèles s'ouvrent avec un tournevis plat), d'un récipient bas et d'un vieux torchon posé au sol.
Dans une maison à étages, commencez par le radiateur le plus bas et le plus proche de la chaudière, puis remontez progressivement vers le plus éloigné et le plus haut. Ouvrez la vis d'un quart de tour : vous entendez d'abord un sifflement, c'est l'air qui part. Dès qu'un filet d'eau régulier apparaît, refermez sans forcer. Quelques secondes suffisent par appareil.
Une fois la tournée terminée, vérifiez la pression du circuit sur le manomètre de la chaudière. Purger fait baisser la pression, et il faut souvent remettre un peu d'eau pour revenir dans la zone verte indiquée par le fabricant. Si vous n'êtes pas à l'aise avec cette étape, ou si la pression chute à nouveau quelques jours plus tard, c'est le moment d'appeler un professionnel plutôt que de bricoler.
Ce qu'on oublie toujours : autour du radiateur
Un radiateur purgé mais couvert reste un radiateur bridé. Avant l'hiver, je fais le tour de la maison avec un objectif simple : dégager. Le fauteuil collé contre le convecteur du salon, le panier de linge posé devant, les rideaux épais qui tombent jusqu'au sol et renvoient la chaleur vers la fenêtre — tout cela coûte en confort sans qu'on s'en rende compte.






