Il suffit qu'un vol fasse parler de lui pour qu'on se remémore très précisément sa propre dernière traversée : la bouche sèche, la tête lourde au réveil quelque part au-dessus de l'Atlantique, les chevilles qui ne rentrent plus dans les chaussures. Un avion de ligne est un environnement particulier — air très sec, pression de cabine équivalente à une altitude de moyenne montagne, immobilité prolongée — et notre corps le sent, même quand tout se passe parfaitement bien.
La bonne nouvelle, c'est que la plupart des inconforts de long-courrier sont évitables, et qu'ils se préparent bien avant l'embarquement. Après des années de vols vers des destinations lointaines, j'ai fini par m'en tenir à une poignée de gestes simples, toujours les mêmes.
La veille et le matin du départ comptent plus qu'on ne croit
Un corps fatigué encaisse mal l'altitude cabine. Arriver après une nuit blanche de préparatifs, c'est se garantir un vol pénible. Dormez le mieux possible la veille, même si cela signifie boucler la valise deux jours avant. Mangez normalement avant de partir : partir à jeun « pour ne pas être lourde » est l'un des meilleurs moyens de se sentir faible deux heures après le décollage.
Côté alcool, la règle est connue mais rarement suivie : un verre en cabine n'a pas le même effet qu'au sol, il déshydrate et perturbe le sommeil que vous espérez attraper. Le café aussi, au-delà de la tasse du matin. Si vous suivez un traitement, préparez-le en bagage à main avec une petite réserve supplémentaire, et parlez-en à votre médecin en amont si vous avez des antécédents cardiaques, respiratoires ou des problèmes veineux : c'est le genre de conversation qui se fait tranquillement avant, pas dans l'urgence.





