Allumer par le haut : la méthode qui fume dix fois moins
Changez l'ordre des choses. Posez les grosses bûches en bas, le bois intermédiaire au milieu, puis le petit bois et l'allume-feu tout en haut, et mettez la flamme au sommet. Le feu descend lentement, les gaz de la combustion traversent la zone la plus chaude et brûlent au lieu de s'échapper en fumée. Résultat : moins d'odeur, moins de suie sur la vitre, un démarrage plus propre.
Avant d'allumer, ouvrez l'arrivée d'air en grand et, si la pièce est très étanche, entrebâillez une fenêtre deux minutes pour amorcer le tirage. Ensuite, laissez les flammes vives : un feu étouffé toute la nuit, volets d'air fermés, est le pire scénario pour le conduit comme pour l'air de la pièce. Et ne videz jamais les cendres encore tièdes dans la poubelle : un seau métallique à couvercle, posé sur du carrelage, pendant quarante-huit heures.
Comment savoir si mon bois est assez sec ?
Deux indices simples : les bûches sèches sont fendillées en bout, plus légères qu'elles n'en ont l'air, et sonnent clair quand on en choque deux l'une contre l'autre. Un bois humide siffle, bave par les extrémités et noircit la vitre en quelques minutes. Un petit humidimètre coûte peu et lève tous les doutes ; sinon, achetez votre bois au printemps et laissez-le passer un été chez vous.
Peut-on encore utiliser une cheminée à foyer ouvert ?
Cela dépend entièrement de votre commune : certaines agglomérations soumises à des plans de protection de l'air restreignent ou interdisent cet usage, d'autres non, et la situation évolue d'une année sur l'autre. Renseignez-vous directement auprès de votre mairie avant la première flambée, et, si votre secteur est concerné, voyez l'installation d'un appareil fermé comme la solution durable plutôt que comme une contrainte : vous gagnerez en chaleur réelle ce que vous perdrez en flamme nue.











